Quand le plaisir se mêle à la souffrance

Un monde où vampires et anges se haïssent pour le plaisir. 100% Yaoi.
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 Ce qui ferait de ce doux rêve un cauchemar de luxure.

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Lust
Ange, Patron du "Nul Part"


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MessageSujet: Ce qui ferait de ce doux rêve un cauchemar de luxure.   Lun 22 Jan 2007 - 21:22

--> Arrive du marchand d'esclave.

Ses doigts étaient entrelacés avec les siens, pas besoins de mots, juste de regard. Regard placide et inviolable, regard vide juste ponctué de légères variations, comme les cordes tendues d'un violon qui vibrerait sur l'air pour ne sortir qu'une infime note harmonieuse.

Il y avait cette pointe de vie dans le regard de ce vampire, cette pointe qui se voulait aussi discrète que imperceptible.

Ils n'avaient pas besoin de parler, comme Lust n'avait pas besoin de lui répéter qu'il était beau, divin, magnifique, splendide. Non..il n'avait pas besoin de lui dire. Il le savait déjà, et cela se voyait, dans sa démarche, dans sa prestance, et même camouflé sous cette cape, il vibrait encore de beauté et de magnificence.

Il était sacré, un chef d'oeuvre à lui tout seul, issu du crime le plus odieux.

Ils marchèrent, pas longtemps, mais le temps n'avait aucune importance. Ils auraient pu mettre trois heures, trois jours où trois siècles que rien n'aurait changé, il y aurait toujours eu cette marée invisible qui s’écartait pour les laisser passer. Ces murmures inaudibles qui vantaient leurs décadences.

Mais dans leur monde..il n'y avait qu'eux, juste eux. Juste eux deux.

Un vampire. Un ange.

Un vampire à la beauté angélique, et un ange à la prestance vampirique.
Deux êtres superbes.

Soudain, ses pas ralentirent, doucement, et finalement s'arrêtèrent. la porte fut poussée, et un petit grelot tinta dans un son cristallin.

Lust rejeta ses cheveux en arrière, et attira le vampire à ses côtés, enroulant sensuellement son bras autour de sa fine taille encore enveloppé de sa cape si douillettement agréable.

Un ange vint les saluer, s'inclinant respectueusement. D'un mouvement de menton le nouveau maître indiqua son vampire, et repoussa sa capuche pour dévoiler sa magnifique beauté.

Le temps sembla se figé, les clients s'arrêtèrent, les femmes lâchèrent leurs affaires et les hommes cessèrent d'observer avec lassitude les paniers remplient de vêtements.

Un immense sourire apparu sur les lèvres de l'ange, et il pressa sa taille plus fortement, enfonçant ses ongles dans le velours de la cape et dans la chair tendue de son esclave.

Faites lui ce qu'il y de meilleurs, ce qui lui siérait à merveille...ce qui ferait de ce doux rêve un cauchemar de luxure..

Son sourire s'accrut et il remonta lentement la cape le long de la cuisse fine et galbée du vampire, la caressant avec lascivité, se pressant contre lui, pour finalement relâché la pression et le délaissé.

Ils suivirent le styliste encore sous le choc, et Lust s'assit dans un fauteuil pour assister aux essayages.
Il avisa le panneau interdiction de fumer, et s'alluma une cigarette, rejetant sa tête en arrière pour souffler la fumée, avant de reporter son attention sur son cadeaux, son Alice au pays des merveilles.

Ses lèvres s'ourlèrent dans un rictus cruel et il cracha.

Ta chute ne fait que commencer...
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Yume Sensei
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MessageSujet: Re: Ce qui ferait de ce doux rêve un cauchemar de luxure.   Lun 22 Jan 2007 - 22:11

(Du marchand d'esclave ^^)



Tant d'indifférence dans leurs deux attitudes envers les Autres... Comme s'ils étaient deux poupées, Lust compris.
Mais Yume savait qu'il appartenait aussi à cet Ange maintenant et... Il s'en moquait. Royalement, comme d'habitude.
Son Maître aurait pu le violer là, en pleine rue, il n'aurait même pas sourcillé. Il ne connaissait pas la Honte.

Mais que l'Ange ne s'imagine pas découvrir ainsi le potentiel du Vampire. Qu'on le prenne, qu'on le violente, qu'on dévore sa peau de baisers et de caresses, il demeurera aussi froid.
S'il le voulait, il serait une statue de marbre.
Qu'on lui passe sur le corps, allez-y, mes chéris, allez-y mais Yume ne sera qu'un rêve fade.
Fade sera votre jouissance si Yume le veut.

Car le mécanisme du Jouet peut être déréglé et si le mode d'emploi n'est pas connu...

Un tintement de clochette, le Vampire fut poussé dans une boutique. remplie d'Anges. Le Vendeur ? un Ange. Le Tailleur ? Encore un Ange. Et son Maître ? Un autre Ange mais qui avait au moins l'unique mérite de receuillir la Curiosité de Yume et de plaire à ses yeux exigents.
Alors il demeura là, tranquille, de marbre, comme si rien autours de lui ne receuillait son attention.

Peu importe les visages hagards devant trop de beauté, peu importe l'Ange au fond de la boutique, presque la bave au lèvres.

Yume resta là, simplement beau comme un bijou précieux que l'on dévoile à des mécréants, magnifique même dans son immobilité.

Les ongles au travers du tissu, les ongles de son Maître qui firent sur ça peau trois petits croissants de lune un peu rouges qui disparaîtraient très vite.

Douleur, diffuse, insignifiante.

Rien d'important. Qu'il le presse, qu'il le griffe, il avait l'habitude. Les Vampires étaient rarement tendres, même avec une oeuvre d'art, à croire que c'était leur plaisir que de briser les plus jolies choses. Mais sa mère n'avait permit que les morsures et les griffures, jamais de lacérations trop franches, parce qu'il était son rêve et que nul n'avait le droit de l'abimer.

Des paroles encore, après quelques caresses vaguement plaisantes. Bruyantes créatures...
Yume s'en désinteressa, suivant de son pas glissant le styliste qui ne se priva pas pour prendre des mesures.
Oh que non. mais Yume savait qu'il ne lisait pas que les chiffres sur le mètre ruban.

Et il ne fit que jouer, une mine légèrement effarouchée, comme on lui en demandait parfois, chassant d'un revers de la main, le nez du vendeur trop près de sa peau et le mètre ruban.
Il n'avait pas fait mal à l'Ange, juste un geste minime d'avertissement.
Un objet dans un musée. On ne touche qu'avec les yeux.

Alors que le styliste honteux de cette rebuffade filait pour aller chercher de quoi habiller cet esclave hors norme, Yume entendit de nouveau la voix de son Maître.

La tête gracieuse se tourna vers lui.
Un sourire en coin, diaboliquement narquois et les prunelles du Vampires semblaient sussurer sans un seul mot prononcé : "Regardes-moi... Crois-tu que je puisse tomber encore ? Je suis le Jouet parfait, je ne ressent rien ! Crois-tu que tu es le premier à me posséder ? Pauvre sot..."

Oui, regardez-le, les Anges, de toute façon, vous ne pourrez pas faire grand chose d'autre. Le Maître est assit, il exige, il réclame, la Poupée mécanique doit maintenant se mettre en mouvement.
Mais, si chaque geste sera une caresse pour vos sens, vous ne pourrez pas faire grand chose de plus que de contempler.

Yume abandonna le rictus en coin pour son visage glacé avec le retour du styliste, chargé de vêtements.

Et il s'en saisit sans un mot, sans une émotion, vague Curiosité toujours, vague envie de plutôt se laver plutôt que de devoir essayer les vêtements.
Mais il s'isola dans la cabine, découvrant les tenues choisient par d'autres.
Rien de très nouveau par rapport à ce qu'on lui faisait porter. Juste un peu plus "angélique", franfreluches et décorations, tout ce qu'appréciait de porter Yume. Mais nul bijou précieux... Cela ne l'attrista pas, mais il se renfrogna légèrement.

Une première tenue, un pantalon de soie noire, tombant sur ses hanches avec souplesse, suivant chaque ondulation de son corps, le torse de lait restera nu, juste une belle étolle tissée de rouge à croiser autours de son cou et qui se rattachait souplement au niveau de ses poignets.
Le Vampire sortit, dubitatif, il ressemblait à une danseuse orientale lascive... Et il s'en moquait.
Il porterait seulement ce qu'on lui dirait car une Poupée doit aussi être habillée, cela fait partit du Jeu.

A-t-on déjà vu une Barbie sur Terre, râler parce qu'elle n'aime pas sa robe ?

Et Yume disparut de nouveau, dans un chuitement soyeux. L'autre tenue fut plus habituelle. Cuir noir parfaitement moulant en bas, digne d'une seconde peau, un haut sans manches en voile rouge transparent, un collier comme celui d'un chien qu'il ne porta pas. La boucle était vaguement dorée...

Là encore il retourna près de son Maître, avant de repartir, totalement indifférent au reste du monde.
Les tenues se succèdèrent, plus osées puis plus sages et le Vampire acheva les essayages, laissant derrière lui un tas de vêtements, gardant simplement la cape de son Maître pour couvrir de nouveau son corps nu.
Une poupée n'a rien à dire sur le vetement qu'elle préfère, c'est à l'enfant de choisir.

Toujours une pointe de Curiosité, toujours la Fureur envers les Anges de la boutique. Un sentiment moins présent au point de disparaîtrepour l'instant : la Douleur.

De plus en plus vide, de plus en plus Indifférent.

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Lust
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MessageSujet: Re: Ce qui ferait de ce doux rêve un cauchemar de luxure.   Lun 22 Jan 2007 - 23:16

Oui il n’était qu’un pauvre sot. Un pauvre sot qui avait vu sa vie être un enfer, alors qu’il était paré d’une aile blanche et cristalline.
Il ne se vantait pas d’être supérieur, il ne se vantait pas d’être plus intelligent, ou de savoir réfléchir plus vite. Non..Il se fichait de cela, comme sa jolie poupée se fichait de tout.

Seul leur monde leur importait, et la seule différence était que celui de Lust était plus terre à terre, qu’il avait un bisness à faire tourner et que l’argent n’attendait pas.

Alors oui, il ne savait pas comment fonctionnait sa jolie poupée, où il ne savait pas comment elle était faite, de quel bois elle chauffait, de quelles sortes de vies elle venait. Mais la patience était sa meilleure vertue. Et il y mettrait le temps qu’il faudrait, mais il allait la comprendre sa poupée.

Et elle allait fondre dans ses bras, et même si cela devait lui prendre des milles et des cents.

Elle allait succomber et lui montrer son savoir faire. Parce qu’il actionnerait les bonnes manettes, pousserait les bons boutons.

Alors oui sa chute ne faisait que commencer, car tous les deux..ils allaient rester ensemble..trés très longtemps.

Ses yeux se braquèrent sur ce styliste et sa poupée eut le réflexe de le repousser. Bon réflexe qu’il n’aurait pas à lui apprendre.

Le vampire pouvait le regarder comme, comme si il n’était qu’un pauvre idiot. Il pouvait penser tout ce qu’il voulait. Libre à lui. Tant qu’il ne se mêlait pas de ce qui ne le regardait pas, tant qu’il obéissait au doigt et à l’œil.
Le reste avait peu d’importance.

Lust tira sur sa cigarette, et souffla la fumée en direction de son esclave qui avait reprit ce masque difforme et frigide. A croire qu’il ne pouvait prendre aucun plaisir. Mais peu importe qu’il puisse en prendre ou pas, tant que le Client en prenait, sa satisfaction était la dernière des priorités.

D’un geste il repoussa ses cheveux, fixant sans ciller son vampire. Comme il était beau. Si beau. Si magnifique, il avait tellement envie de l’étreindre, de le sentir contre lui. De le prendre profondément et d’assouvir son fantasme le plus secret, de lui faire faire la seule et unique chose qui lui faisait prendre son pied comme jamais.

Mais jamais, jamais personne ne serait au courant de ce petit secret. Oh que non. Jamais.

Les vêtements défilèrent noir et profonds, soies des Orient et cuirs sadiques. Tous y passèrent, et tous lui allaient à merveille, mais tous ne convenaient pas à ce corps si sublime dans sa nudité.

Le styliste revint, et il ne prit que trois tenues. Il fabriquerait les autres lui-même.

L’ange se leva et tendit la main pour faire descendre sa poupée de la petite estrade et il le colla contre lui, lui susurrant à l’oreille.

Veux tu quelques chose en particulier, mon joli petit oiseau ? Un vêtement, un tissu, un bijou ?

Il voulait capter les moindres frémissements de cette voix qu’il n’avait pas encore entendue, entendre les moindres vibrations de l’air siffler à ses oreilles.

Il voulait cette voix envoûtante. Délicieusement fruité. Amer et tellement morbide qu’elle n’en serait que délectable.

[Tout pourri, désolé]
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Yume Sensei
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MessageSujet: Re: Ce qui ferait de ce doux rêve un cauchemar de luxure.   Mar 23 Jan 2007 - 15:16

(mais non, c'est pas tout pourri du tout ^^)


Les tenues passaient une par une sur le corps dénudé du Vampire, chacune dévoilées à son Maître.
Yume avait toujours apprécié les regard sur son corps, de même que bien d'autres choses que l'Ange devrait apprendre et il se prêta au jeu, certes indifférent mais s'y prêtant quand même.

Quand au Plaisir... Yume l'avait connu, rarement, mais la fois la plus puissante avait été par un Ange. C'était au moins une chance pour Lust, son contact ne le ferait pas fuir. Il n'avait certes jamais fuit le contact de qui que ce soit, mais là, il était en territoire ennemi.
Il n'était pas le rêve de ce peuple.

Mais, si Yume était indifférent, il n'en restait pas moins Curieux. S'il méprisait son Maître dans le secret de ses pensées, ce n'était que parce qu'on lui avait apprit que les Anges étaient inférieurs. Lui n'avait aucune émotion à leur encontre.

Comme d'habitude.

Enfin, la dernière tenue fut enlevée, le Vampire repassa délicatement la chaude cape sur ces épaules et regretta qu'elle ait perdu déjà la douce chaleur du corps de son Maître.

Une main gracieuse lui fut tendue et il s'en saisit avant de se laisser aider pour descendre.
Ce genre d'attention délicates lui avait toujours plu.

Yume se laissa étreindre, collé contre la puissante source de chaleur vivante qu'était l'Ange, totalement hermétique aux regards des autres.
Il se laissait faire par Lust simplement parce que celui-ci trouvait parfois une clé capable d'actionner les mouvements de sa Poupée.
Et puis, il y avait toujours cette Curiosité.

Il l'observa, plus près de lui, neutre mais songeant intérieurement à une foule de choses.
Le parfum de cet autre corps fut la encore analysé. Le même que celui de la cape, l'odeur de tabac en plus.

Le mélange lui plaisait, cela allait à l'Ange et c'était suffisant.

Son corps pressé au sien ensuite. Souple, chaud, au maintient encore impeccable. Pas mal, surtout pour la chaleur qui lui faisait éprouver un peu de Plaisir.

Son visage était des plus agréable, harmonieux et Yume s'estima relativement satisfait. Il était parfois un Jouet exigeant.

Alors il consentit finalement à se hausser un peu, approchant ses lèvres froides de l'oreille de Lust, son corps légèrement tendu pressé contre celui de l'Ange. Les cheveux de son Maître touchèrent sa joue glacée, juste un effleurement.

Sa voix se coula hors de ses lèvres, juste audible pour Lui, parce que les Autres n'avaient pas à savoir que le Poupée savait parler de son propre chef. Les mots furent sussurés d'un ton froid, calme, indifférent mais on devinait la place du Plaisir dans les émotions qui le parcouraient. Une voix délicate et irréelle.


J'adore les bijoux...

Pas d'autres mots, juste le très strict minimum.
Une supplique serait stupide et inutile, un remerciement serait vain.

L'ange en ferait ce qu'il voulait, de cette petite information, lui en offrir, ou l'en priver, ce n'était pas son soucis premier. Il ne connaissait toujours pas la Deception et l'Espoir, ce qui facilitait considérablement son indifférence.

Puis les lèvres rosées s'éloignèrent de l'oreille de l'Ange, une mèche d'ébène caressant au passage la joue pâle et Yume se remit à plat sur ses pieds, comme si de rien n'était.
Ses yeux de sang suivirent sans joie le ballet des Autres dans la pièce. Laissant juste son Maître faire ce que bon lui chantait, toujours aussi vide de sentiments.

Mais la Curiosité et le Plaisir demeraient encore...

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Lust
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MessageSujet: Re: Ce qui ferait de ce doux rêve un cauchemar de luxure.   Mar 23 Jan 2007 - 21:37

Pressé l’un contre l’autre, comme deux amants, comme deux frères s’enlaçant pour combler leur solitude, comme deux corps relié par un même atome.
Ils n’avaient rien à faire ensemble, pas le même monde, pas le même corps, et pourtant..pourtant il y avait cette attirance superficielle.

Cette attirance sur cette beauté farouche et insaisissable, cette beauté que l’on voulait posséder pour toujours, l’enfermer quelque part, et que tous puissent l’admirer sans la toucher.

Car elle était à lui.

Cette délicieuse poupée glaciale.

Oui..sa peau était froide, gelée, son cœur mort, et pourtant quand ses yeux se braquaient sur lui, quand cette voix aux échos torrides, le firent chavirer et il sombra dans les flammes de l’enfer.

Une voix simplement susurrée, une voix ponctuée de frôlements délectablement divins. Une maîtrise du Plaisir parfaite, des attouchements à peine esquissés qui savait éveiller en lui le feu de désir.

Il allait la rendre encore plus belle cette poupée, il allait en faire sa magnifique chose. A lui.

Il allait trouver les boutons pour la faire chanter, pour la faire danser, pour allumer ses yeux d’autres choses que d’indifférence, pour y voir son reflet, pour le voir le fixer avec passion. Une ivresse sans nom.

Alors que sa voix s’écoulait contre son oreille, se noyait sur sa peau, un frisson remonta de son échine et le secoua, faisant vibrer ses pupilles d’exaltation.

Puis il le vit détourner les yeux, alors, lentement son doigt remonta le long de son dos voilé, dessina des arabesque le long de son épaule pour glisser sur la courbe souple et croquante de son menton, lui ramenant le visage vers le sien, soufflant sur ses lèvres froides pour les happer avec délices et n’y déposer qu’un éphémère échange. Un échange simple et pur, comme deux enfants se découvrant.

Pas de timidité, pas de langueur. Juste…un bonjour solennel, une curiosité de sentir les lèvres de l’autre.

Ses doigts pressèrent ses reins, et de nouveau il entrelaça sa main avec celle du vampire, l’entraînant dans sa démarche hautaine et certaine.

Il indiqua au vendeur qu’il lui livre les trois tenues exigées, puis, griffonna quelques mots sur un papier, qu’il posa dans le creux de la paume au styliste.

D’un petit regard malicieux, il regarda son vampire, et se rapprocha de lui, se collant à son corps, caressant furtivement sa joue, avant de lui rabattre la capuche sur la tête.

C’était comme une drogue, il ne pouvait s’empêcher de ne pas le toucher, et même si il se comportait comme cela avec chaque nouvelle choses. Ici…Tout était différent.
Ses lèvres se posèrent sur les paupières de sa poupée de porcelaine, et il l’entraîna dehors, ignorant les Autres qui les regardaient toujours.

Le vent souffla, dévoilant les fines jambes si parfaites de son vampire, et Lust sourit, rabattant les pans sur son corps, déployant son aile d’un gris terne et sans vie.
Les plumes volèrent, et il, encercla le corps de son joli esclave avec, le protégeant de milles pièges, le protégeant de ce vent usurpateur qui pourrait ternir sa si délicate beauté.

La nuit tomba petit à petit, et rien ne les perturba, pas même la neige qui tomba, pas même les gamins qui couraient dans les rues. Rien.

Les Bas Fons arrivèrent. Sales. Taudis délabrés.

Sa poupée n’avait rien à faire ici, alors son bras encercla sa taille, le possédant encore plus, posant sa tête sur son épaule, laissant ses cheveux noirs couler sur son corps.

Puis…Enjambant les corps transi de froid des anges faméliques, des vampires prostitués, ils arrivèrent devant sa demeure.

Une maison abîmée par le temps, une fine maison coincée entre deux immeubles amochés.

C’est ici.

Alors qu’ils s’approchèrent la porte s’ouvrit, et une douce musique ainsi qu’une odeur envoûtante se fit entendre. Quelqu’un courut dans leur direction, un parapluie dans la main. Il les abrita et arrivèrent sur le pas de la porte. Lust se pencha vers la personne lui susurrant des mots que sa poupée ne pouvait entendre.

On voulut débarrasser le vampire de son manteau, mais l’ange refusa, l’enlaçant étroitement, lui repoussant ses mèches noires pour les glisser sensuellement derrière ses oreilles.

Alors doucement, ils quittèrent l’entrée étroitement surveillée par des colosses, puis, il invita sa poupée à s’asseoir parmi les innombrables banquettes de velours rouges et noirs qui ornaient la pièces si peu éclairée.
Des chandeliers noirs tamisaient la pièce, et quand le maître fut sûr que son esclave soit bien installé, il claqua des doigts et commanda à boire pour lui.

Il s’assit aux côtés de sa beauté, merveille des merveilles. Une de ses mains fouilla son pantalon et il alluma une cigarette qu’il coinça entre ses lèvres, posant son autre bras sur la banquette derrière son rêve.

Une multitude d’anges et de vampires vinrent le saluer, déposant leurs lèvres sur les siennes, ou se contentant de sa joue. Puis son verre arriva, il le saisit de la même main que sa cigarette, et ordonna à un petit ange de rester avec eux.

Ses douces lèvres chaudes se posèrent sur la joue de son vampire, et doucement, il lu caressa sensuellement la nuque, lui gémissant à l’oreille que son repas était servit.


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Yume Sensei
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MessageSujet: Re: Ce qui ferait de ce doux rêve un cauchemar de luxure.   Mar 23 Jan 2007 - 22:26

Des lèvres sur les siennes.
Ni pudibonderie, ni tendresse. Juste une salutation à ses lèvres, comme d'autres se seraient présentés. Mais l'Ange aurait paru moins interessant s'il lui avait simplement dit un bonjour.

Et ne vous imaginez pas un seul instant que le Vampire fut touché de ce geste ou autre mièvrerie pour romantiques. Pas non plus effrayé ou outré.. Mais pas tout à fait indiférent, le Plaisir dominait un peu plus maintenant.

Le corps chaud pressé contre le sien était plaisant, réèlement. Agréable à ses sens et puis les gestes de son maître trahissait aussi sa maîtrise du Jeu de Séduction. Ne jamais s'y laisser prendre, ne faire que donner l'illusion.
Les spectateurs à cette fragile et éphémère étreinte, à ce baiser pur, auraient pu croire ces deux-là amants plus que maître-esclave.
Mais l'un et l'autre savaient parfaitement que ce n'était qu'un jeu d'acteur.

Yume n'avait pas perdu une miette de la réaction de l'Ange. celle qu'il attendait, avec quelque chose en plus. N'importe quel Vampire l'aurait couché là, dans la boutique où juste dans une ruelle mais pas un Ange...
Il attendrait d'être rentré !


Doigts chauds au creu de ses reins, douces attentions, Yume se laissa dissimuler de nouveau par la capuche.

Sa Mère serait fière de voir que même un Ange ne lui résistait pas, que même un Ange était sensible à ses charmes. Il était une drogue entêtante, puissante. Une fois que le corps de Yume a laissé son empreinte sur le votre, la dépendance ne tarde pas, violente.
Cartains ne pouvaient plus se passer de lui, des Vampires implorait sa Mère pour les laisser juste une dernière fois toucher à Yume après s'être endetté sur plusieurs siècles.

Mais sa Mère rejettait toute forme de pitié et elle gardait son rêve sous scéllés. Inateignable si vous ne pouviez vous l'offrir.

Une Catin de Luxe, rien de plus.

Dehors, les Cieux comme s'appellait cet endroit. Gris et froid, même pour un Vampire insensible. Le vent cingla ses jambes et Yume se serra contre son Maître, frissonant doucement sous le froid sur sa peau, aussi parce qu'il savait que Lust aimerait cela.
Tous aimaient quand Yume leur faisait l'honneur de frissoner et de se blottir comme une chose fragile entre leurs bras.

Mensonges encore, mais c'était sa vie que cette longue pièce de théâtre.

Une aile grise, unique, vint le protéger des flocons gelés sur son corps si froid qu'ils ne fondaient que lentement.

Plaisir et Curiosité. Il aimait qu'on s'occupe de lui. Et où était la seconde Aile ?

La marche dévoila des maisons de plus en plus délabrées, des rues plus glauques, plus tortueuses. Rien ici n'était luxueux, c'était donc ça les Bas Fonds des Cieux ?!

Rien de très différent des Bas Fonds des Enfers, nota Yume, objectif dans son indifference.

Enfin la fameuse demeure de son Maître. Attendue avec Curiosité.

Etrange d'ailleurs de voir un Etre aussi soigné, aussi beau que l'Ange vivre dans un pareil Taudis.

Au moins l'intérieur était présentable, voir agréable.

Les yeux de sang, glacés mais intérieurement Curieux parcourirent les Autres de cette demeure où il cessa de frissoner, à l'abri du vent. On voulu ôter le seul vêtement du Vampire mais l'Ange s'interposa, réorganisant les mèches de son nouveau Jouet qui ne regarda même pas celui qui avait essuyé un refus.

Les banquettes de velours, l'entrée tamisée, les vigiles...

Une maison de passe.

Yume en aurait sourit s'il avait connu un sentiment positif différent du plaisir. Mais il ne fit que lever les yeux sur son Maître, vaguement interrogateur sans imaginer que Lust pourrait savoir cerner une nuance différente dans son regard fermé.

On le fit s'installer sur du velours, le Vampire se réchauffant doucement malgré que son corps deumeurât aussi froid que d'habitude.

Installé sur la banquette, le regard vide passant sur les alentours - le bar, les murs, les Autres - Yume laissa là encore le bras se poser derrière lui.
Il avait faim, il commençait à avoir envie de dormir, mais il n'en montra rien, sachant que nul ne satisferait son envie.
Quoiqu'il aurait put se montrer persuasif mais il n'en ressentait pas l'envie.

Des Anges et des Vampires affluèrent en nombre saluer leur Maître, l'embrassant tour à tour, sagement.

Regard Curieux qui rencontre d'autres prunelles curieuses... Puis le groupe se dispersa comme une volée de moineaux, laissant juste Lust, Yume et un Ange fragile que son semblable avait retenu.

Yume sentait le sang qui pulsait dans les veines de chaque Etre Vivant de la pièce. Il avait faim.

Son Maître maqua alors un point fort dans l'esprit du Vampire en lui offrant la Proie gracile. Oh, délice de ne plus boire de sang en pochette, de laisser son instinct parler...
Les yeux rubis se posèrent sur la veine palpitante de l'Ange, au niveau de son cou.

Le remerciement de Yume pour se cadeau serait la sensualité qu'il y mettrait.
Sans un mot, les yeux froids et indifférents de Yume apellèrent le jeune Ange.

Nulle Compassion, nulle Pitié.
Le Vampire semblait donner ses ordres dans l'esprit de la chétive Créature, la guidant jusque sur ses genoux.

Du Sang...

Yume se pencha vers le cou blanc, ses lèvres jouant sur la peau blanche, chaude.
Il sentit la peur de l'Ange et il massa délicatement le dos fin, ses crocs ripant sur l'épiderme sensible.

Il avait faim...

Les deux corps se cambrèrent quand le nectar de vie coula dans la bouche du Vampire, puissant antidote à la fatigue et à la Douleur. Yume se cambra, effleura, soupira, semblant faire l'amour avec un amant invisible alors qu'il buvait le sang chaud.

Puis il abandonna la source, ne tuant pas l'Ange mais le laissant affaiblis, à moitié exangue, le repoussant de ses genoux pour se laisser doucement retomber en arrière, ses mèches d'ébène fôlant le bras de son Maître.

Sur les lèvres rosées roula une fine perle de sang.

Plaisir...


-> nul part

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