| | | Un retour mélancolique... | |
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La Mort Création, Corps sans Âme

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 12/03/2007
 | Sujet: Un retour mélancolique... Jeu 15 Mar 2007 - 19:41 | |
| Un vent froid soufflait sur les flots de la mer infinie, glaçant la haute silhouette qui marchait sur la grève. Il observa quelques instants l’écume fugace qui jouait entre les vagues. Le soleil descendait tout doucement et d’ici peu, la mer se teinterait d’une sinistre couleur rouge… Aussi rouge que le sang qu’il avait trop vu coulé ces derniers jours. Sa dernière âme avait mal fini son court parcours sur terre : sa propre mère n’avait pas hésité à tuer le nourrisson alors qu’il était à peine né, tâchant les murs sales de sa demeure d’un sang frais et pur. Il en avait été écoeuré, comme toujours lorsqu’il devait emporter des petites âmes friandes de vie qu’on arrachait trop tôt à un corps à peine formé. La petite boule d’énergie s’était accroché à lui avec désespoir, essayant de comprendre pourquoi elle avait tant souffert et La Mort l’avait patiemment bercé, câliné, entouré d’affection pour essayer de calmer l’âme troublée. Cela l’avait mis dans tous ses états…
Il ne savait plus s’il devait être en colère et tout casser sur son passage, ou bien simplement se recroqueviller et pleurer cette douleur qu’il sentait encore au fond de cette chose qui ne battait pas chez lui mais qu’on appelait pourtant cœur.
Pleurer la douleur d’un autre qui n’avait pas eu de chance.
Il frissonna et accéléra le pas, pressé d’être de nouveau chez lui, dans sa maison, dans cet endroit un peu magique retiré du monde où il savait qu’une petite créature l’attendait avec impatience. Là-bas il pourrait aviser de ce qu’il ferait.
Il avait toujours tant de mal à organiser ses idées clairement dés qu’il s’agissait de sentiments. Après tout, son cœur ne battait pas.
Il soupira et aperçut enfin sa petite demeure, profondément ancrée dans le sable, comme s’il n’attendait que lui pour vivre de nouveau. Son espace à lui. Avec Sa Petite Chose qui n’était qu’à lui… Un très mince sourire se profila sur ses lèvres fines et gercées par le vent. Un petit espoir dans sa tourmente intérieure.
Une image furtive de sang passa, très vite remplacée par celle de la bouille adorable de Petite Chose.
Il accéléra de nouveau le pas, cette fois-ci réellement pressé.
Quelques mètres et il pourrait le voir. Quelques mètres et il pourrait lui expliquer. Lui parler. Oui, c’est ça, juste parler. Pour comprendre.
Et puis le serrer dans ses bras jusqu’à l’en étouffer. Pour sentir. Le perdre entre ses bras pour en perdre la raison. Et tout oublier.
Le sable se fit crissant sous ses pas allongé, formulant une plainte qu’il n’écoutait plus depuis longtemps. Seule la mélodie des âmes plaisait à ses oreilles. Et celle d’une petite voix fluette qu’il ne tarderait pas à entendre.
Il la guettait déjà avec impatience. Parce qu’il savait, comme toujours, que son arrivée serait bien accueillie. Par le plus beau sourire qu’il soit. C’était peut-être la seule créature à affirmer pouvoir sourire à La Mort en ce bas-monde… |
|  | | Petite Chose Création, Corps avec un Trop Plein d'Âme

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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Jeu 15 Mar 2007 - 21:48 | |
| Longue et monotone avait été la journée. Son maître..Son amant. Celui qui vivait à ce ses côtés avait quitté la demeure très tôt, recouvrant son petit corps encore tout engourdi de sommeil de la couverture de leur nid douillet.
Car chez eux point de lit. Point choses inutiles et inconfortables. Juste des choses fabriquées par eux même, pour eux.
Juste ce qu’ils aimaient. Une débandade d’objets incongrus tous aussi différents qu’identiques, d’utilité diverses et variées.
Un monticule de coussins plus énormes les un que les autres, des couvertures aussi douces que les plumes des anges, et des edredons chauds à souhait, et ce petit nid se trouvait dans le salon. Même si ce n’était pas vraiment un salon. Juste une immense pièce, remplit de fenêtres ouvertes sur le désert et la mer. Puis..surtout..une immense baie vitré aux portes coulissantes qui donnait sur la terrasse où se trouvait la petite porte d’entrée, tellement petite que la Mort devait plié l’échine pour passer.
Et c’était là que se trouvait la Petite Chose.
Tendrement lové dans une immense couverture de patchwork gris et blanc, brodé de fils rouge, son petit corps dodelinant au grés du vent, porté par le banc qui ondoyait accroché par de solides chaînes au plafond de la terrasse.
La mer..Infinie…
L’écume des vagues…
Le roulis de l’eau qui n’allait pas tarder à se changer en sang, et ce Soleil qui embrasait le ciel morne et monotone.
Frisson.
Maître..où êtes vous ?
La petite créature resserra sa couverture, et bientôt son corps se réchauffa d’une autre chaleur que celle du tissu.
Il était là.
Mâitre…Vous voilà enfin.
Mais La Petite Chose ne bougea pas, restant lové dans son petit nid.
Il attendit..Il attendit..Comme si la torture d’attendre encore un peu, alors qu’il était juste là allait le rendre plus fort.
Puis n’y tenant plus, il quitta la balancelle et atterrit souplement sur ses petites jambes pour courir dans le sable, la couverture ne fut bientôt qu’un vague souvenir et son petit torse blanc fut caressé par le vent frais. Son pantalon bouffant claqua sous l’air, et ses pas s’enfonçèrent dans le sable.
La détresse..Tristesse..
La journée avait dû mal se passer.
Le vide résonna en lui, et alors..Son âme s’ouvrit doucement, accueillant ce néant en son sein.
Ses lèvres tendrement s’étirèrent, lentement..Comme une plume qui danse sur l’eau. Ses bras s’étendirent et il alla enlacer la taille puissante de son maître. Sa petite tête blonde se posa sur le ventre de La Mort et il l’accueillit.
Bon retour mon maître…Vous m’avez tellement manqué….
Puis..ses petits petons s’enfoncèrent dans le sable alors qu’ils se hissaient sur la pointe des pieds, tendant ses lèvres pour son petit baiser.
( En attendant de trouver un surnom..il l'appellera Mon maître ^^) |
|  | | La Mort Création, Corps sans Âme

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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Ven 16 Mar 2007 - 18:08 | |
| Le petit miracle eut bien lieu… Comme à chaque fois qu’il rentrait.
Il avait entendu de loin le balancement grinçant de la chaîne qu’il avait installé il y avait trés longtemps sur la terrasse. Sa Petite Chose adorait s’y balancer comme les enfants. Et lui adorait le regarder voler doucement dans les airs comme si finalement il n’était qu’une petite plume qui un jour rejoindrait pour de bon le ciel outrageusement beau.
Mais il était toujours resté. Comme quoi les miracles existent.
Il se concentra sur ses pas, cherchant à accélérer davantage alors qu’il ne pouvait malheureusement pas aller plus vite. Cette envie pressante de se dépasser soi-même pour parvenir à son but. Se rapprocher plus vite que le vent de ce qui l’attendait. Ce besoin urgent de le sentir avant de devenir complètement fou…
La Petite Chose n’aurait jamais pu lui échapper dans cet horizon désert. Petite forme de vie qui courait vers lui à toutes jambes.
La Mort s’arrêta net et le laissa venir à lui. Il sentit bientôt son âme immense déployer ses ailes autour de lui pour venir doucement l’englober entièrement. C’était comme une brise mouillée, un baiser délicat. Un frisson de vie si palpitant et si généreux qu’il en trembla, ses mains agitées par des soubresauts nerveux. Il aimait tellement ça. Le sentir contre lui, se sentir en lui. Lui qui n’avait pas d’âme avait la chance inouïe d’avoir un compagnon doté d’une parcelle de vie presque trop grande pour lui.
Et Petite Chose, Sa chère Petite Chose, vint finir sa course folle contre lui. Son petit minois se blottit contre son torse en quête d’une chaleur qu’il n’avait pourtant pas et ses mots furent comme une pluie torrentielle sur son être. Elles le lavèrent de tous ses maux mieux que quiconque.
Il le vit se hausser sur la pointe des pieds pour quémander son baiser habituel et incapable de résister, il passa ses grandes mains sous les bras de la petite créature et la souleva du sable pour venir la poser sur son bras replié, avant de capturer ses lèvres pour un baiser passionné.
Se perdre dans ses lèvres. C’était si bon…
Sa main libre se perdit dans ses cheveux soyeux et enveloppa l’arrière de cette petite tête si fragile. Il appuya pour approfondir le baiser et cru que pour la première fois de toute son existence, un battement résonnerait dans son cœur vide. Il frissonna et se sépara à contrecoeur des petites lèvres avides de baiser.
Il jeta sur Petite Chose un regard perdu, comme un appel muet depuis sa détresse profonde, puis serra la créature contre son sein, avec une force incroyable mais tendre. La sentir contre lui et ne plus bouger. Rester là pour l’éternité. Cela ne le gênerait pas.
Il ne savait plus quoi faire ni même ce dont il avait envie. Il sentait Petite Chose vivre contre lui, palpiter de cette énergie bouillante qui l’habitait. Il voulait lui faire du mal, il voulait broyer cette âme si belle et si généreuse, lui faire regretter à tout jamais de l’avoir accompagné dans sa solitude… Il voulait le choyer et le cajoler, il voulait le combler de désir et de plaisir, l’entendre gémir de bonheur…
Il enfouit son visage dans le cou pâle de Sa Petite Chose et resta là sans bouger. Son odeur était délicatement parfumée, comme une aprés-midi d’automne qui ne finit pas. Il pouvait presque voir les feuilles mortes voler sur le sol…
« Attends… »
Parce que je ne sais pas comment réagir à ce trop plein de sentiments en moi… Excuse-moi si je te fais mal… |
|  | | Petite Chose Création, Corps avec un Trop Plein d'Âme

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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Ven 16 Mar 2007 - 18:42 | |
| Dés que les pas de son maître se posaient sur le sable chaud de la plage grise, dés que son souffle franchissait cette barrière, il sentait son âme s’étaler, s’envoler et convoler vers le vide. Comme si le vertige l’attirait irrémédiablement.
Alors dés fois il courait pour venir le voir, il courait de toutes ses forces, et de ses toutes petites jambes.
Puis dés fois il l’attendait sagement dans la maison, dans leur maison, tapis endormit prés de la cheminée.
Mais aujourd’hui il avait décidé de courir vers lui, car il sentait ce vide plus grand que jamais. Il sentait ce besoin d’être là, alors il venait, il venait comme il l’avait toujours fait.
La petite Chose s’était blottit contre lui, enlaçant physiquement son corps, et enlaçant son esprit de son âme. Il lui avait manqué, tellement manqué…Terriblement manqué..
Alors que sa tête se posait sur son ventre, que ses minces bras encerclaient cette taille si immense, il se pressa contre, montrant tout l’amour qu’il portait à ce maître qu’il adorait et adulait.
Il était son amant..Son ami..Son maître..
Du haut de ses pieds nus, il se tendit pour avoir droit à un petit baiser. Pour lui montrer qu’il l’aimait encore et qu’il avait besoin de lui comme lui en avait besoin.
Car si La Mort n’avait pas d’âme…Petite Chose en avait pour deux..et avoir trop d’ême devenait épuisant..
La petite créature était fragile, trop fragile et son corps ne supportait que trop rarement de porter ce trop plein trop longtemps. Alors il fallait évacué, évacué en en donnant à son maître…
Lui ouvrant les portes de son corps pour qu’il s’y plonge et prenne son âme à même la source. Dans un plaisir non feint et un amour partagé.
Bientôt il fut soulever, Petite Chose n’eu même pas besoin de s’accrocher..non..Il connaissait son maître à merveille, il savait que jamais il ne le ferait tomber de son corps.
Le vent souffla, et le silence entrecoupé du roulis de la mer se fit plus intense.
Solitude.
Un monde juste pour eux deux.
Le baiser fit palpiter l’âme, les caresses la firent frémir. C’était si bon…Son cœur manqua un battement pour que celui si aille se perdrent dans le corps de son maître.
Tendrement, alors qu’il était pressé avec mal être conte son corps, son âme explosa comme elle explosait à chaque fois. Chaque méandre de lui-même parcourut le vide de La Mort pour combler le néant qui régnait sur lui.
Ne vous inquiétez pas mon maître..je vous protége..
Ses petits bras enlacèrent le cou de son maître et il se serra contre lui, posant sa joue sur son épaule et laissant le flots des vagues bercés le rythme de leur échange.
Attendre…pourquoi attendre…ils avaient tout leur temps..
Lentement il se décolla de son épaule, et le fixa dans les yeux, déposant sur ses paupières un petit baiser papillon….Puis il lui sourit.
Qu’il lui fasse mal..Qu’il le brise où le rende fou de désir…
Il avait tous les droits..Car personne d’autre n’avait une telle importance à ses yeux.
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|  | | La Mort Création, Corps sans Âme

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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Ven 16 Mar 2007 - 19:42 | |
| Ses bras se crispèrent légèrement sur le petit corps palpitant contre lui, alors qu’il sentait Sa Petite Chose l’envahir doucement, l’engloutir comme un raz-de-marée sous son âme débordante. Une âme si riche qui coula en lui comme de l’eau pure. Un frisson le parcourut et il ferma les yeux quelques instants. C’était encore mieux que n’importe quelle sensation qu’aurait pu lui décrire un drogué qui venait de s’injecter sa dose. C’était sa drogue à lui.
Son corps tout entier réagit et il trembla de la tête aux pieds, poussant un faible soupir sous cette invasion radieuse en lui. Ce manque insupportable, ce gouffre béant qu’il était se remplissait enfin de sa substance essentielle. Il se sentait doucement revivre.
Vivre totalement lui était interdit mais avec Petite Chose, il avait l’impression qu’il pouvait presque y aspirer.
Il laissa la sensation l’enivrer doucement, le rendre euphorique et se retirer ensuite comme une vague sur la grève… Le laissant enfin rempli…
Il serra ses bras autour du petit corps fragile de Sa Petite Chose, se laissant aller contre lui, frissonnant quand ses petits bras minces glissèrent autour de son cou. Sa peau était tellement chaude comparée à la sienne. Son âme caressait la sienne avec une volupté rare. La Mort en aurait presque pleurer de joie.
Mais l’énergie nouvelle et incontrôlable qui venait de couler en lui le faisait frissonner, trembler, incapable de se raisonner. C’était tellement bon et en même temps tellement triste. Tous ses sentiments remontaient à la surface, le blessant cruellement. Cette petite âme qu’il était allé récupérer pleurait encore devant lui, impatiente de rejoindre la mer rouge, cette mer qui recueillait toutes les âmes. Sa souffrance était insupportable.
Le regard de Petite Chose finit de le déstabiliser et il tomba soudain à genoux dans le sable, avant de poser un peu violemment la petite créature délicate sur le sol. Il posa ses deux mains de chaque côtés de son corps et laissa cette folie furieuse se refléter dans son regard. Il perdait les pédales. Juste l’espace d’un instant, éclater pour mieux se ressouder.
« Je n’en peux plus… » grinça-t-il entre ses dents.
Ses prunelles se remplirent de colère et ses poings se refermèrent sur le sable. Il avait tellement envie de frapper, mais quelque chose le retenait encore… C’était indéfinissable mais il ne lèverait pas encore son poing. Il resta là quelques instants sans bouger, dardant un regard fou sur Petite Chose.
Puis dans un soupir bruyant, il lâcha un râle de pure souffrance, alors de se jeter sur le torse pâle de son jouet. Il le couvrit de baisers tous plus brûlants les uns que les autres, le mordit cruellement et laissa glisser l’une de ses mains sur son flanc pour le griffer violemment, laissant de grandes traces sanglantes sur son petit corps.
Lui faire mal… Et essayer de reprendre le contrôle de lui-même. Il était fou, c’était malheureux.
Et la voix de la petite âme morte aujourd’hui qui pleurait dans ses oreilles, lui criant sa douleur.
« Non…Non… NON… »
Il continua de griffer Sa Petite Chose, se faisant de plus en plus violent, et le mordit cruellement à l’épaule, juste au-dessus de la clavicule. Il ne se calmerait qu’une fois la crise passée… Et malheureusement ce serait Petite Chose qui en pâtirait.
Dernière édition par le Sam 17 Mar 2007 - 18:33, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Sam 17 Mar 2007 - 18:00 | |
| Son Maître était grand. Si grand…Si gigantesque, si vide.
Comment est ce qu’un corps aussi imposant pouvait être vide..
Paradoxe éternel
Eternelle question.
Alors que lui…Tout petit, il était débordant de vie, vivant pour deux, pour trois et même pour quatre. Son âme coulait comme de l’eau dans un récipient, et elle le remplissait de son cœur.
Ses pieds tanguèrent sur le sable quand il fut reposé avec brutalité.
Ca allait commencer comme ça commençait souvent. Violement..Une rage qui ne lui appartenait pas.
Des gestes qui n’étaient pas de lui, quelque chose qui le forçait à être comme ça.
Et La Petite Chose restait calme.
Laissant son corps se faire mutilé sans cris ni pleurs. Il restait là. De marbres face à ses baisers ravageurs, glacials face à ses marques qui s’imprimaient sur sa peau pour souiller son si délicat pantalon de soie crème.
Ne pas hurler…
Ne pas pleurer…
Juste rester là..
Garder mon âme dans la tienne inexistante.
Même devant ses yeux emplit de fureur, il ne cilla pas. Se contentant, dans un moment de répits de prendre le visage de La Mort en coupe et d’apposer ses lèvres sur les siennes.
Vous me faites mal Maître…
Juste la réalité pur..il avait mal..Physiquement.
Et contrairement aux anges où aux vampires, son corps ne se guérissait pas seul, et avec rapidité.
Ses doigts s’enfoncèrent dans les cheveux noirs et pressèrent ce crâne, tombant à genoux aussi.
Embrasse moi…
Ses Baisers se firent plus ardents..le long de son cou.
Ôte ta cravate..
Ecarte ta chemise…
Baiser sur la clavicule, baiser sur l’épaule…baiser sur ton cœur.
Elle est là..je la sens.
Lentement sa paume s’apposa sur ce vide, et il y enfonça le bout de ses ongles.
Douleurs.
Elle était là…
Sa paume s’écarta et elle fut suivit par une âme toute neuve de vie, une âme d’une tristesse immense et dont le seul péché avait été d’être morte trop vite.
Sa joue se posa sur l’âme qui ronronna rassuré de trouver autant de vie. La Petite Chose la caressa lentement, du bout des doigts, se lovant contre le torse de son Maître, assit sur le sable.
La Mer continua de rouler imperturbable face à ce spectacle.
Solitude.
Toi..Moi.
Equation Universelle.
Nous.
Ses lèvres se posèrent sur l’âme qui palpitant dans le creux de ses mains, baiser rassurant, baiser d’une mère inconnue.
Si lui n’allait pas chercher les Morts, il pouvait les guider, les soulager de leur peine avant l’ultime voyage.
Lentement, il se retourna fixant son maître et il l’embrassa légèrement, posant dans sa paume de son immense main, la petite âme qui enfla de plaisir, et qui d’ailleurs vira un peu au rouge.
Je crois que vous lui plaisez mon Maître…
Petite Chose rit de son rire si pure, et retourna se bouiner contre le torse de La Mort, laissant le sang couler sur son torse.
Il allait falloir rendre l’âme à la Mer. Sa Mère.
Puis comme un murmure…
Merci..
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|  | | La Mort Création, Corps sans Âme

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 12/03/2007
 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Sam 17 Mar 2007 - 18:52 | |
| Aussi fort qu’il lui fit mal, Petite Chose ne bougea pas. Il aurait pu frapper dans un roc qu’il n’y aurait pas eu plus d’effet. Mais il avait besoin de se défouler. Il fallait qu’il extériorise ce qu’il ressentait, cette chose qu’il ne comprenait pas, ces sentiments qu’il ne maîtrisait pas… Il n’était pas né pour cela. On l’avait fabriqué pour venir emporter les âmes sans jamais en être influencé. Mais il y avait quelque chose qui était déréglé chez lui. Un boulon avait dû casser, une liaison déconnait…
Pourquoi les sentiments de la petite âme qu’il avait ramené le frappaient-ils de plein fouet ? Pourquoi lui faisaient-ils si mal ? Il était incapable de les supporter…
Il se mit à mutiler Petite Chose, abîmant la seule créature qui comptait pour lui. Les sentiments refusaient de partir… Non, il allait devenir fou… Il allait finir par faire une bêtise. Il sentait ses ongles s’enfoncer dans la chair tendre de Petite Chose. Il savait qu’il lui faisait mal mais il était incapable de s’arrêter.
Même quand Sa Petite Chose finit par prendre son visage entre ses mains, ce sentiment cruel ne s’estompait pas. Il voulait le blesser…
Vous me faites mal Maître…
Il plissa les yeux dans une moue désolée et abrutie par la souffrance. Oui il le savait, mais il ne pouvait pas faire autrement. Il était désolé, vraiment désolé…
Et pris d’un tremblement effrayant, il se mit à gémir, telle une bête blessée.
Et les baisers reprirent, de plus en plus passionnés, de plus en plus forts. Un moyen comme un autre de se défouler.
Petite Chose tomba à genoux et il gémit de plus belle : il lui faisait tellement mal. Il le savait.
Et puis de nouveau le miracle qu’il attendait se produisit… Sa Petite Choser toucha enfin l’ endroit qui le faisait tant souffrir. Elle était là, cachée au fond de lui. Elle ne voulait pas sortir. Comme une écharde bien enfoncée.
L’âme bougea en lui, répondant à cet appel que Petite Chose diffusait depuis le bout de ses doigts fins et La Mort arrêta soudain de bouger, les yeux figés dans l’attente de ce qui allait fatalement se produire.
Il la sentit le quitter, doucement, et les sentiments partirent comme fumée au vent. De nouveau seul, de nouveau lui-même… Il baissa les yeux sur la petite âme qui se lovait dans la paume de Sa Petite chose, alors que la créature se blottissait contre lui et il n’osa plus faire un geste, son grand corps abritant les deux petites flammes qui brillaient si intensément. Il les sentait vibrer contre lui, et un amour sans borne se diffusa entre eux, comme une vague fraîche par un grand jour d’été. Il sourit, enfin heureux et soulagé, alors que ses yeux se posait sur les deux âmes.
Il accepta le petit baiser de Sa Petite Chose, et ouvrit grand sa paume pour accueillir l’âme ronronnante de plaisir. Elle était enfin heureuse. Tous ses sentiments noirs l’avaient quitté, en même temps qu’elle avait quitté le corps immense, cette carcasse vide qu’il portait depuis la nuit des temps.
Je crois que vous lui plaisez mon Maître…
Son rire l’enveloppa et il passa son bras autour de la taille fine de Petite Chose pour la serrer contre lui.
Sans un mot, il se releva, emportant avec lui ces deux minuscules fardeaux… Ces précieux fardeaux.
La petite âme dans sa paume palpita, sentant la mer toute proche, alors que Petite Chose ronronnait, blottie contre son torse, ses petites fesses appuyées contre son bras solide.
La Mort s’approcha de l’eau et y rentra à mi-mollet. Pas question que la met touche Sa Petite Chose, sans quoi elle risquait de l’emporter lui aussi. Il ne savait pas si c’était vrai mais il ne voulait pas le risquer.
Il se pencha avec une lenteur calculée, faisant attention à chacun de ses précieux, et finalement amena sa main à hauteur de l’eau. Doucement, la petite âme hésitante vibra puis finalement s’élança, coulant hors de sa main pour rejoindre l’eau originelle.
La Mort sourit : il avait accompli son travail.
Il se redressa et apprécia la pureté de la mer originelle, celle-là même qui lui avait offert Petite Chose un jour.
Puis son bras libre partit entourer Sa Petite Chose et il frissonna en pensant à ce qu’il avait osé lui faire.
« Pardonne-moi. Je ne voulais pas. »
Et il tourna un regard aussi profond que l’océan sur son petit protégé, implorant humblement son pardon. Il n’aimait pas vraiment les mots et ne parlait pas souvent. Tout ce qu’il voulait lui dire passait par ses prunelles. Pas besoin d’autre chose. |
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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Ven 30 Mar 2007 - 23:01 | |
| Tout aurait pu arriver. Tout et n’importe quoi. Son maître aurait pu l’étrangler là sur place, le fracasser conte le sable, le noyer dans la Mer que Petite Chose n’aurait pas bougé.
Non..il restait là tel la montagne face au vent.
Jamais il ne pliait.
Car si il pliait, si jamais il osait plier face à La Mort, alors il n’aurait plus rien à faire ici, il ne serait plus digne de lui et ne pourrait plus supporter la moindre crise. Jamais plus ses yeux ne saurait le regarder sans peur, ni reproche.
Alors il luttait.
Non..il ne luttait pas.
C’était inscrit dans ses veines, coulant dans son corps surpeuplé. La douleur était là, il la sentait, mais il ne bougeait pas.
Tendrement, il se lova dans les bras de son maître la petite âme vibrant de plaisir au creux de sa paume. Elle était si jeune, si belle et si frémissante de vie.
Paradoxe.
Tendant l’âme dans le creux de la paume de La Mort, Petite Chose sourit et regarda son maître s’émerveiller de ne plus sentir toute cette tristesse.
La Mort ressentait les sentiments de l’âme car son corps était vide.
Petite Chose ne ressentait pas la douleur de l’âme, car son corps était trop plein d’âme vibrante de bonheur.
Il ne connaissait pas la douleur, il savait juste qu’il avait mal. Il ne connaissait pas la tristesse, il savait juste pleurer.
Lentement la Mort se leva, et Petite Chose n’eut même pas le besoin de se cramponner. Non..il était à sa place, perché sur le bras si fort de son maître. Sa joue se posa sur son épaule et il ronronna de bonheur, fixant cette Mer qu’il voyait et redécouvrait tous les jours.
Si belle…Si mystérieuse.
Qu’y avait t’il au-delà ?
Où allaient donc ces âmes ? Vers un autre ailleurs ?
Un monde meilleur.
Peut être.
Mais pour rien au monde il n’aurait voulut quitter cet endroit. Les Bras de son maître. L’âme glissa dans les flots tournoyant et s’envolant dans les profondeurs pour se mettre à scintiller, disparaissant petit à petit.
Les vagues léchèrent les mollets de son maître, mouillant son pantalon et ses chaussures.
Sa voix s’éleva, tendre, un murmure dans le roulis des flots.
Vous pardonnez ? Mais de quoi….
Alors que le regard de La Mort embrasait celui de Petite Chose, son front se posa contre le sien, ses petites mains se posant sur ses joues pour sourire.
Ce n’était pas vous…Vous n’avez pas à vous excuser…
Ses yeux candides fixèrent la Mer Originelle et il murmura.
Elle s’est déjà excusée..cette petite Âme…
Ses lèvres se posèrent chastement sur celle de La Mort, et sa joue s’appuya sur l’épaule pour regarder le Soleil mourir dans ces roulis gris.
Eternel spectacle qui restait d’une beauté sauvage et farouche.
Frissonnant un peu, il se bouina encore plus dans les bras de son maître. Son torse était nu, et la Nuit tombait peu à peu, emportant avec elle la chaleur du Jour.
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|  | | La Mort Création, Corps sans Âme

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 12/03/2007
 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Sam 31 Mar 2007 - 7:58 | |
| La vague de douleur était passée et maintenant il ne restait plus que son corps vidé de toute souffrance, de tout sentiment et de toute émotion.
Et Sa Petite Chose, blottie contre lui, sur son bras, camarade éternel. Il n’avait pas osé s’opposer à la folie meurtrière qui s’était emparé de lui, comme à chaque fois qu’une âme le faisait souffrir, lui faisait payer cette vie sur terre qu’elle regrettait… Il avait simplement subi.
Comme toujours. Passé et futur était la même chose pour eux, un cycle sans fin qui revenait toujours au point de départ, une sorte d’infini sans obstacle, de roue éternelle.
Mais si cette roue tournait aussi bien, c’était seulement grâce à l’amour qui existait entre eux . Un amour étrange, sans commune mesure. Une sorte de complicité essentielle.
Il détruisait, Petite Chose réparait. Il tuait, Petite Chose ressuscitait. Il lui faisait du mal et seul son sourire adorable lui répondait.
Combien de fois avait-il remercié les Princes pour un tel cadeau ? Il ne comptait plus.
Son regard coula vers la mer, cette mer profonde et inconnue qui lui échappait, même à lui. Il avait beau y mener les âmes, il ne savait pas où elles allaient ainsi, emportées par le courant. C’est tout juste s’il le devinait, la réponse profondément cachée au fond de son être, comme un trésor indécelable qu’il ne prendrait jamais la peine de déterrer. Parce qu’il est des choses qu’il vaut mieux ignorer…
Il soupira, sentant l’âme de Petite Chose couler en lui, le remplir indéfiniment… Et il vibra en résonance avec elle.
Et comme toujours, quand il croisa son regard profond, il se sentit apaisé. Il y avait tout le pardon du monde dans ces deux prunelles claires.
Il accepta le baiser tendrement offert et son bras se resserra instinctivement contre Sa Petite Chose, se raccrochant à cette petite étincelle de vie qu’il avait une fois de plus abîmé. Parfois il se maudissait pour ses crises. Combien de temps passerait avant qu’il ne lève de nouveau la main sur lui… ?
Une heure, une journée, une semaine ? Une minute… ?
Ce fut le frissonnement imperceptible qui le ramena au temps présent et lentement il ramena son bras autour du corps de Petite Chose, le serrant davantage vers lui, avant de s’éloigner de l’eau rouge. Il était temps de rentrer.
Et de prendre soin de son jouet préféré.
Il marcha sur le sable, son corps imposant s’enfonçant profondément en lui, laissant des traces bien visibles que personne jamais ne verrait à part eux. Le premier qui oserait s’aventurer ici n’en ressortirait jamais.
Mais c’était la hantise de La Mort. Que quelqu’un un jour puisse s’approcher de Petite Chose. Et qu’il le casse… Ou pire, le lui prenne.
Il n’aurait alors aucune pitié. Et deviendrait complètement fou. Au-delà de toute limite.
Il franchi enfin le seuil de leur petit paradis à eux, ferma doucement la porte et avisa le tas de couvertures qui reposait dans un coin de la pièce unique de la maison. Il y avait plus important pour le moment que d’aller s’y perdre mais néanmoins un léger sourire apparu sur ses lèvres en le voyant. Leur petit nid à eux…
Il se dirigea vers le petit espace cuisine et déposa Petite Chose sur le bar, à sa hauteur, avant de fouiller dans les tiroirs pour en ressortir la trousse de soin, indispensable avec lui comme compagnon de vie. Il prit un pansement et une serviette, et essuya doucement la plaie qu’il lui avait faite à l’épaule, le visage imperturbable mais concentré sur sa tâche, avant de la recouvrir avec le pansement, faisant bien attention à ce qu’il colle à la peau. Puis il se pencha et déposa un petit baiser sur la blessure de Petite Chose avant de rire doucement, ses épaules secouées par ce rire étrange.
« On dit ‘bienvenu à la maison’… »
Ses deux mains se posèrent de chaque côté de sa poupée sur le bar et ses lèvres partirent à l’assaut de ce cou si tentant, si blanc et si pur. Doucement, lécher, suçoter, mordiller cette peau appétissante. Dévorer cette petite poupée si adorable…
« Tu es à moi. » |
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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Dim 1 Avr 2007 - 14:10 | |
| Le froid commençait à s’insinuer sur son corps presque nu. Contrairement à la Mort qui ressentait les différences de variations que si les températures chutaient extraordinairement, Petite Chose lui sentait la moindre fibre chaleur, la moindre particule de froid. Et là..Au delà de cette mer rouge, le soleil s’embrasait pour s’éteindre.
Alors le froid commençait à cavaler, gelant la mer qui roulait encore, et fit frissonner l’échine de la petite créature.
Frisson ressentit par la Mort qui le lova contre lui, qui le prit dans ses vars encore plus fort, le berçant et le réchauffant de son étreinte.
Il n’était partit qu’une journée, une seule, mais qu’est ce qu’il lui avait manqué, qu’est ce que son âme avait attendu, elle s’était gonflé d’âme encore et encore, n’attendant que son maître pur exploser.
Car telle était le risque.
Si son maître s’absentait trop longtemps, que la balance de son âme commençait à trop peser, Petite Chose risquait de se casser pour toujours. Il fallait évacuer ce trop plein. Et pour ça, il liait son âme à celle de celui qu’il aimait. Il faisait couler ce qui il y avait en lui dans ce vide si grandissant.
Son maître se dirigea vers la maison, et Petite Chose se lova contre ce torse puissant, regardant les traces de pas dans le sol, les regardant s’effacer alors que le sable roulait.
La Chaleur de la maison l’enveloppa, et il se détendit, appréciant le feud ans l’âtre qui brûlait toujours. Nul besoin de bois, c’était un feu ardent.
Assit sur le bar il promena son regard dans la pièce, la seule et l’unique, sans compter la salle de bain. Tout était là…Car il ne pouvait jamais se quitter, ne voulait jamais se quitter.
Même un mur les séparait et ça faisait mal à Petite Chose.
Souriant sous le baiser sur son pansement, il rit et saisit le visage en coup de La Mort pour l’embrasser tendrement sur les lèvres.
Bienvenue à la maison…
Son sourire pur s’agrandit encore plus, et il pencha la tête sur le côté, laissant les lèvres de son amant vagabonder sur sa peau si pâle.
Petite Chose ferma les yeux tendrement, se laissant aller à ces douces caresses qui était une sorte de petit mariage. Une promesse éternelle.
Pas besoin de mots.
Ses petites mains se posèrent sur les épaules et remontèrent dans les cheveux sombres pour masser son crâne. Chuchotant à son oreille.
N’avez-vous pas Faim mon maître.. ??
Pas qu’il ne voulait pas des douces attentions de son maître, mais si ils s’aventuraient trop loin, Petite Chose ne pourrait pas cuisiner pour son maître et celui-ci repartirait le lendemain le ventre vide et La Créature s’inquiéterait pour son maître.
Car Petite Chose était fragile, son corps avait que très peu d’énergie car elle devait supporter la vie et les âmes. Alors…C’était pour cela qu’il était tout le temps porté, et aussi parce qu’il aimait ça. Parce qu’il aimait sentir l’étreinte de son maître sur lui.
Mais si là..il se donnait à lui..il s’endormirait aussitôt…
Alors..il voulait savoir..si avant..La Mort n’avait pas faim d’autre chose que de lui.
|
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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Dim 1 Avr 2007 - 19:11 | |
| Trés occupé à dévorer cette peau si douce et si belle, La Mort sourit cependant en entendant sa Petite Chose lui souhaiter la bienvenue. Il obéissait tellement bien… Sans qu’il n’ait jamais eu besoin de le dresser.
Le grand Azazel en personne en serait resté coi.
Mais c’était le cadeau des Princes, et sans doute à cause de cela, Petite Chose était parfait. Ou bien tout simplement l’aimait-il au-delà de toute limite…
Ses lèvres goûtèrent à cette peau légèrement sucrée, parfumée par nombre de ses propres baisers qu’il avait déjà déposé là, comme des secrets bien gardés. Petite Chose était comme l’île des pirates… Il renfermait un trésor immense dont seul lui en avait l’accès, et qu’il ne révélerait jamais à personne. Il était son trésor. Sa Petite Chose…
Il sentit la peau frémir doucement sous ses baisers et une douce chaleur s’engouffra dans son être entier. Il l’aimait tellement, cette petite créature rien qu’à lui, qui répondait aussi bien à ses attentes.
Le petit chuchotement lui arracha des frissons mais il arrêta soudain ses baisers et releva son visage, étonné d’une telle demande.
Faim ?
Il n’y avait même pas pensé. Il ne pensait jamais à ce genre de choses. C’était si… bassement matériel, quand son métier était de ramener des âmes palpitantes.
Il fronça les sourcils et leva les yeux en l’air, interrogeant sa carcasse pour savoir s’il avait faim. Il ne le savait jamais d’emblée. C’était une chose beaucoup trop abstraite pour lui. Ou peut-être trop réelle justement pour qu’il y prête attention.
« Peut-être… » se risqua-t-il à avouer.
Il n’en était pas vraiment sûr, mais si Petite Chose prenait la peine de le lui demander, alors sans doute devait-il s’en préoccuper. Son regard retomba sur son petite créature et il lui sourit doucement :
« Tu vas me préparer quelque chose ? »
La question était pour la forme. Petite Chose s’occupait toujours de lui, pour quoi que ce soit.
Le parfait majordome. Avec l’amour en plus.
Ses grandes mains s’enroulèrent autour du petit corps fragile de sa poupée et il le souleva sans effort, le prenant contre lui comme un enfant avant de se diriger vers le placard rempli de nourriture. Il l’ouvrit et fit une petite grimace : il était pratiquement vide. Ils seraient bientôt obligés d’aller faire les courses et il devrait y emmener Sa Petite Chose. Il détestait le montrer en public mais malheureusement il y serait obligé…
Il l’emmènerait peut-être s’acheter d’autres vêtements cette fois-ci… Il lui en avait déchiré beaucoup trop ces derniers temps.
Son visage se teinta d’une petite moue pensive et pour finir, il demanda de sa voix grave :
« Qu’est-ce que tu veux manger ? »
Oh, il ne ferait pas lui-même la cuisine, il n’y connaissait rien et était parfaitement capable de faire brûler les fourneaux. Il laisserait Petite Chose s’en occuper, comme toujours. Mais il préférait lui demander son avis. Parce que manger étant la dernière de ses préoccupations, il ne savait pas du tout de quoi il avait envie. En fait, il n’avait envie de rien.
Mais Sa Petite Chose devait avoir faim, elle.
Il tendit son bras et attrapa une boîte au hasard, il s’agissait de sauce tomate, avant de la regarder d’un œil suspect et de la montrer à sa poupée, lui lançant un regard perdu :
« Ca ? »
Il se reposait entièrement sur Sa Petite Chose quant à ces questions là. Lui n’y entendait strictement rien.
Il soupira, perplexe face à ce qu’on appelait nourriture et que l’on enfermait dans toutes ces boîtes et conserves et il attendit que Petite Chose vienne à son secours…. |
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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Lun 2 Avr 2007 - 21:28 | |
| Comme il aimait ses baisers. Comme il aimait le sentir là près de lui, l’envelopper de sa douceur et de ses gestes juste pour lui. Rien qu’à lui.
Il aimait cette Mort, comme cette Mort, Aimait cette Vie.
Ils s’aimaient ardemment, furieusement, tendrement. Il s’aimait comme le Soleil aimait la Lune. Comme il brillait pour elle qui scintillait pour lui.
Ils ne pouvaient pas être ensemble.
Et pourtant ils étaient là. Dans les bras de l’un et l’autre. S’embrassant et se caressant sans pudeur.
Mais la Petite Chose s’inquiétait pour son maître. Alors il lui proposa calmement si il voulait manger.
La Mort ne savait pas.
Petite Chose rit et se tapota le ventre souriant gaiement.
Moi j’ai un peu faim…
Son rire résonna dans la pièce et il se lova contre le torse de son amant qui le regardait en souriant, lui demandant si il allait cuisiner.
Question idiote qui revenait quotidiennement, mais qui amusait toujours la petite créature, qui se plaisir à répondre.
Bien sûr que je vais vous préparer quelque chose..Quelque chose de très bon….
Ses lèvres s’étirèrent dans un tendre sourire et il se laissa se soulever, appréciant les grandes mains qui le tenaient comme le précieux fardeau qu’il était. Une petite boîte à musique fragile, qui se briserait. Une petite clochette en cristal.
Son maître ouvrit le placard et Petite Chose éclata d’un rire gaie et joyeux. Il était vide, presque tout vide. Cela voulait dire qu’il allait sortir.
Petite Chose aimait sortir un peu, mais pas trop longtemps, non..car sinon les âmes encore vivante essayait de s’insinuer en lui et cela le rendait triste. Puis…Il n’aimait pas que les autres regarde La Mort, qu’ils tremblent devant lui, alors qu’il n’était qu’une sorte de gros nounours mal léché.
La question retentit et Petite Moue fixa de son perchoir le placard.
Nous n’avons pas beaucoup de choix…
Tapotant sa lèvre d’un air pensif, et il regarda la boîte de sauce tomate….
Vous voulez ça.. ??
Sceptique, il prit la boîte et le regarda longuement, avant de nouveau fixer le placard….Bon..Il n’y avait pas grand-chose. Puis il fallait aller en course demain, car il y aurait à peine de quoi déjeuner.
Petite Chose prit enfin une décision.
Je vais faire une Omerice..Avec de la sauce tomate… Tout sourire, il explosa de rire, ce rire cristallin qui semblait plus pur que celui des anges. Pouvez vous attrapez la boîte d’œuf en haut là..
Parce que Petite Chose avait beau tendre le bras, il ne parvenait pas à la saisir.
Souriant de toutes ses dents, il passa ses bras autour du cou de la Mort et embrassa son cou, soufflant sur la peau.
Merci mon bon maître…
Sautant à terre, il sortit un saladier en verre, une fourchette, ainsi qu'une poele et une casserole qu'il remplit d'eau chaude.
Allumant le feu, il posa les deux ustensiles dessus, et rinça le riz dans une passoire en chantonnant.
D'abords le riz Parce que le riz c'est gris Laver à l'eau clair Et le sécher au grand air..
Le riz bouillit tranquilelment, alors qu'il battait le oeufs....Puis il se retourna et se jeta dans les bras de son maître pour poser s atête sur son ventre.
Maître...Je vous aimeee.... |
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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Mar 3 Avr 2007 - 19:15 | |
| Moi j’ai un peu faim…
La Mort ne retint que ces mots-là. Petite Chose avait faim… Il demandait tellement peu de choses. Que cela en devenait presque un ordre pour lui.
Il s’empara aussitôt du petit corps léger et le souleva pour l’emmener visiter le fameux placard à provisions… Qui n’était plus aussi fameux que cela. Il eut une petite moue contrarié mais les rayons vides amusèrent follement Sa petite Chose qui éclata de rire. Il savait qu’il aimait sortir. C’était une sorte de petit remous dans leur vie linéaire.
Mais La Mort savait déjà qu’il allait enrager toute la nuit de devoir montrer sa précieuse poupée aux autres. Elle n’était qu’à lui… A lui seul. Les autres lui feraient du mal, ils la contamineraient.
Le monde était si beau, mais les autres arrivaient à le pervertir. Ils cassaient tout, un jour ou l’autre. Comme cette petite âme blessée qu’il avait ramené ce soir.
Les autres étaient fous.
Son regard se fit plus acéré alors qu’il sentait une pointe de jalousie et d’instinct protecteur naître en lui violemment, comme on craque une allumette pour qu’elle s’éteigne aussitôt.
Si le moindre insolent osait toucher Petite Chose… Il exercerait le métier pour lequel il était fait avec rage !
Ses pensées revinrent sur la boîte qu’il tenait. Il ne tenait pas particulièrement à manger ça, il ne savait même pas ce que c’était. Mais Petite Chose lui savait. Il savait tout. La maison n’avait pas de secret pour lui. A croire qu’il y avait toujours vécu.
Un mince sourire naquit sur les lèvres de La Mort et il lança un petit regard à moitié amusé sur sa poupée. Il voulait la boîte du haut ? Très bien.
« Contre un bisou. »
Petite Chose ne se fit pas prier et vint l’embrasser dans le cou, chatouillant agréablement sa peau et son sourire s’élargit. Il aimait beaucoup cela.
Il attrapa rapidement la boîte, un pacte était un pacte et il les respectait tous avec minutie, puis il laissa sa précieuse poupée s’échapper de ses bras pour s’occuper du repas.
Il ne savait absolument pas ce qu’était une ‘omerice’, mais si Petite Chose aimait, alors il aimerait. Il avait totalement confiance en lui.
Il le regarda avec des yeux amusés le petit manège de Petite Chose dans la cuisine, virevoltant un peu partout, chantonnant agréablement une petite comptine qu’il avait probablement inventé. Sa poupée était vraiment adorable.
Plus le temps passait et plus il s’entichait d’elle. C’était même plus fort que cela. Ca dépassait parfois les limites de l’entendement.
Il sentit soudain une petite forme se blottir contre lui en lui criant son amour joyeusement et La mort sourit, sourit, sourit… Jusqu’à ce que son corps entier se mette doucement à trembler et que sa gorge émette un son qui ressemblait à un rire. Sans tout à fait en être un.
La Mort riait.
Il se pencha et attrapa Petite Chose pour le soulever dans les airs, le portant au-dessus de sa tête et le lançant doucement pour le rattraper aussitôt avec un soin extrême. Il le garda à bout de bras au-dessus de lui et le rapprocha de son visage pour lui faire un petit bisou esquimau que Petite Chose aimait beaucoup, tout en souriant radieusement.
Il finit par reposer sa poupée et se pencha exagérément pour venir donner une petite tape sur les fesses de Petite Chose.
« Moi aussi je t’adore. Maintenant, la cuisine. »
Car il ne fallait pas plaisanter avec ce genre de choses. Si Petite Chose avait faim, alors il ne serait pas tranquille tant qu’il n’aurait pas mangé. Il le regarda s’affairer à la cuisine et sortit de son côté deux grandes assiettes et deux fourchettes. Une très travaillée, en argent, qu’il avait acheté exprés pour sa poupée, et une autre plus simple pour lui, en métal, mais plus grande également. On aurait Boucle d’or chez les trois ours, sauf que là, il manquait maman ours… |
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 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Sam 7 Avr 2007 - 18:27 | |
| La cuisine était sa tâche, sa tâche favorite après comble son maître de baisers. Il s’y attelait le matin quand ses yeux s’éveillaient à l’aube pour voir son maître partir sans manger, et qu’il lui courait après, criant que les âmes pouvaient attendre.
Que seul sa mort pouvait compter, et surtout, qu’il ne fallait jamais partir le ventre vide.
Et il cuisinait de nouveau le soir.
Jamais le midi, car il était toujours seul, et manger seul rendait la nourriture amer.
Son rire se mêla à celui de la Mort alors qu’il volait dans le ciel de leur cuisine, soulever par les bras puissants de celui qu’il aimait plus que de raison. Il rit encore et encore. Le cœur remplit d’allégresse et de bonheur intense.
Euphorie qui glissa dans l’âme si vide de son amant et qui la remplit suffisant pour le faire sourire plus que jamais.
Qu’est ce qu’il aimait le voir sourire.
Le voir aussi beau que maintenant.
Le voir si heureux.
Son petit nez tout rond remontant en trompette se frotta contre celui plus grand et plus aquilin de son maître.
Qu’est ce qu’il aimait ça…
Avant de retomber sur le sol, il sourit et déposa un léger baiser sur ses lèvres tendres et souplement, il atterrit sur le sol, une petite claque le faisant pouffer de rire.
Voui..voui la cuisine.
Il se retint de dire qu’il mourrait de faim,c ar son maître n’appréciait pas ce genre de blague.
Habilement, il mit le riz à revenir dans la poêle, et attendit qu’ils croustillent légèrement, avant de glisser les jaunes battus et de rajouter un peu de sel.
Son regard se tourna vers La Mort et il sourit tendrement.
Comme il pouvait l’aimer.
L’omerice cuit vite, et il la coupa en deux part non égale. La plus grosse pour lui. Car son appétit dépassait largement celui de son amant. Qui semblait avoir du vide à la place du cœur mais pas à la place de l’estomac.
Il prit sa fourchette, son assiette, servit son maître et lui, puis il courut s’asseoir sur les coussins devant le feu sui crépitait.
Point de table. La Mort se mit derrière lui, et Petite Chose s’appuya contre son torse, posant son assiette sur ses genoux.
Bon appétit mon Maître…
Embrassant une dernière fois sa joue, il dévora son assiette, collant du riz sur ses joues, léchant sa fourchette avec avidité.
|
|  | | La Mort Création, Corps sans Âme

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 12/03/2007
 | Sujet: Re: Un retour mélancolique... Sam 7 Avr 2007 - 19:00 | |
| Le rire de Petite Chose… C’était une musique dont il ne se passait pas. Elle venait même le hanter lorsqu’il tournait dans les mondes, à la recherche des âmes qui réclamaient de partir. Comme une sorte d’obsession. Une mélodie qu’il n’arrivait pas à extraire de son esprit. Un peu comme ce genre de chanson qu’on fredonne sans raison et qui nous font pousser des cris de rage en refusant de nous quitter.
La Mort ne criait jamais quand le rire de sa poupée revenait. Parfois, un léger sourire naissait même sur ses lèvres. Et les âmes qu’il transportait l’accompagnaient, heureuses de ce rire cristallin qui les appelait vers un monde meilleur.
C’était ce refrain qui l’accompagnait partout. Et quand Petite Chose le lui chanta de nouveau, il en remplit son corps vide, l’emplissant de ces quelques gouttes dorées de ce rire si délicat, si pur, si naïf.
Il se sentit vibrer d’une force nouvelle et redéposa sa poupée sur le sol, avant de la regarder avec intérêt s’occuper de la cuisine. La chose en soi n’était pas passionnante. Mais voir Petite Chose s’activer ainsi était charmant. Reposant.
Il le combla d’un nouveau sourire rempli de cet amour infini qu’il existait entre eux et La Mort ferma les yeux quelques instants, s’emplissant de ce trop-plein de passion. Il sentait sa carcasse vivre confusément. Ce grand corps mort réagissait toujours aux invocations silencieuses de sa Poupée. Petite Chose avait un étrange pouvoir sur lui.
Ses yeux s’ouvrirent de nouveau quand il entendit le crépitement du feu et il tendit les assiettes. Petite Chose versa les parts et trottina gaiement jusque devant le feu, l’attendant sagement. Il sourit et vint s’asseoir derrière lui, écartant les jambes pour l’accueillir contre lui. Sa poupée se réfugia contre lui et lui souhaita bon appétit.
Petite vie tremblante qui continuait de l’emplir sans cesse, de lui fournir cette énergie si belle et si vivante. C’était bien plus nourrissant que n’importe quoi mais La Mort n’allait pas faire honte au travail de son compagnon, alors il porta une cuillère de l’étrange mixture jaune jusqu’à ses lèvres.
Etrange. Cela n’avait pas le goût d’une âme fraîche. Ni l’onctuosité des lèvres de Petite Chose. Mais sa poupée le mangeait avec tellement d’entrain qu’il de même et mangea en entier l’omerice, reposant l’assiette à ses côtés après avoir fini.
Etrange tout de même. Il ne comprendrait jamais ce besoin de s’alimenter.
Un frisson désagréable le parcourut soudain et il tourna instinctivement son regard vers la fenêtre. La surface de la mer infinie ondulait étrangement, comme si elle appelait… Elle l’appelait… Il ressentait ce son monter en lui et le faire vibrer avec intensité.
Un carnage… Il y avait un carnage dans les mondes. Beaucoup d’âmes réclamaient de partir, de revenir à la mer originelle. Elle les appelait. Il soupira et resserra Petite Chose contre lui.
Il n’aimait pas quand les créatures des mondes s’entretuaient… Les âmes souffraient horriblement d’être ainsi séparées des leurs sans avoir pu leur dire au revoir correctement. Elles lui faisaient du mal, lui reprochaient de venir les chercher…
« Demain, je ne serais pas là… » gronda-t-il soudain, le visage fermé.
Il n’aimait pas les champs de bataille, même s’il y passait la plupart du temps. Ce n’était pas un beau départ pour les âmes…
« Toi, tu ne bougeras pas d’ici. »
Parce qu’il redoutait plus que tout qu’un jour, Petite Chose réponde à l’appel de la mer infinie. Qu’il s’avance vers elle et ne revienne jamais. Cette peur l’envahit soudain, trop forte pour lui et il posa sa grande main sur la nuque de Petite Chose pour la serrer violemment.
« Tu ne franchiras pas cette porte ! Jamais !! » s’écria-t-il soudain, le regard terrorisé par la solitude qui ne manquerait pas d’arriver si Petite Chose partait. |
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