| | | Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... | |
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Adaniel Hane Linien Prince des Anges, Sadique en Puissance

Nombre de messages: 575 Date d'inscription: 31/08/2006
 | Sujet: Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... Mar 1 Mai 2007 - 19:41 | |
| Arrive du Château.
La douleur était partit, la fatigue, la mélancolie.
Tout.
Ne restait plus que lui, lui et son âme devenu si froide que même celle de Caradd ne pourrait la réchauffer. Jamais plus il ne tomberait dans ces pièges. Jamais plus son âme ne serait capturé par une quelconque créature.
Jamais.
Je vous tuerais tous, tout ceux qui essaie de m’approcher. Tous autant que vous êtes.
Je vous hais. Je vous hais si fort.
Marchant dans les blés, les épis lui caressant les paumes, il respira l’air pur de la campagne environnante, l’air embaumé par les futures récoltes, l’air fruités par les pommiers qui surplombait les puits.
Adaniel savait où il allait, il savait chez qui il se rendait, mais il ne savait pas pourquoi. A quoi bon réfléchir. Quand on allait chez Lui, c’était principalement sans raison, sinon il n’y avait aucun intérêt à y aller.
Ses bottes écrasants les tiges d’or, il continua de marcher, son costumes clair voyant le soleil s’étendre dans le ciel de Midi.
Tu ne me suivra pas ici Caradd…je le sais. Je te fuis car je n’ai pas envie de te parler, de t’expliquer ce que je ressens. Tu aurais dû le comprendre. Bien avant.
Et me courir après de cette façon si pitoyable n’y changera rien. Reste au palais, détruits ce que tu veux, enfuis toi-même…Tu ne fera que me soulager.
Je suis sûrement égoïste. Mais ça aussi tu aurais dû le prévoir non ? Ne suis-je pas un gamin capricieux qui veut tout de suite ? Tu aurais dû le prévoir, toi qui prétendait me connaître si parfaitement.
Tu aurais dû m’apprendre à t’attendre, m’apprendre et m’expliquer que tu n’es pas comme moi..Que tu as besoin de te reposer. Tu aurais dû.
Car moi..je ne ferais aucun effort. J’en ai déjà trop fait.
Je ne suis qu’un égoïste. Mais je suis comme ça.
Les champs se firent lointain derrière lui et il continua de marcher. Toi…Mon Autre moi. Toi qui est à l’origine de mon impuissance. Toi qui m’as fait perdre une aile. Toi qui n’as aps su protéger ton maître. Montre toi.
J’ai besoin de toi. Je veux te tuer aussi. Je veux voir ton visage s’écraser sur le sol, gémir sous mes doigts.
Mais peut être que je ne le ferais pas.
Surplombant une colline, il aperçut l’épave qui servait de maison au Chat. Adaniel s’assit à même le sol et attendit.
Si le bout de queue sournoise ne se montre pas…je peux te jurer que jamais, jamais tu n’aura pareil occasion de te racheter.
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|  | | Le Chat de Cheshire Ange, Premier Être Créée Par le Prince des Anges

Nombre de messages: 124 Age: 22 Date d'inscription: 27/02/2007
 | Sujet: Re: Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... Mar 1 Mai 2007 - 20:07 | |
| (et voilà que le chat est encore démandé XD t'as du succès, cher perso !)
C'était pourtant une journée plutôt bonne. Il avait folâtré, avait dormi au soleil, avait même discuté à son étrange manière avec son Collacataire d'Eternité.
Il avait croqué une souris aventureuse.
Il avait été insouciant et heureux, insouciant et joyeux.
Mais le Chat sentit que cela n'allait pas durer.
Dire qu'il allait mieux, presque, dire qu'il commençait à se faire à son sort.
Dire qu'il commençait tout simplement à ne plus trembler à la moindre ombre à aile unique...
Adaniel le terrorisait, Adaniel le traumatisait.
Adaniel ne le comprendrait pas. Il ne comprendrait jamais le coeur de son premier parce que Cheshire le lui avait caché.
Parce que Cheshire était amoureux, depuis la nuit des temps.
Et il ne le lui avait jamais avoué, cette chose qui le rongeait chaque jour.
Parce qu'Adaniel n'était pas un Prince de Miséricorde, il était un Dieu Exigeant et Cruel et il aurait blessé Cheshire en reniant les sentiments que sa créature vouait à un autre.
Quelle est la pire torture ?
Sans doute le renie d'un amour réel et pur.
La journée avait si bien commencé, comment finirait-elle pour le Chat fatigué ?
Il avait sentit son approche du haut de la poutre où il était perché.
Ses mains étaient devenues moites et il avait sentit sa vieille carcasse trembler pendant que résonnait en lui l'appel de son Dieu.
Il avait tellement peur de lui...
Mais, le Chat descendit de son perchoir, anormalement calme et, du pas d'un condamné à l'échaffaut, il sortit de la grange.
Parce que si le Prince y entrait, il verrait son compagnon et il le brimerait sûrement, il chercherait à le blesser.
Alors Cheshire sortit.
Ses pas lents le menèrent en haut de cette colline qui lui sembla atrocement longue.
Il avait tellement peur d'Adaniel, de ce Créateur qui l'avait repoussé sans même chercher à comprendre et savoir pourquoi Cheshire était partit pour aller survoler les rangs ennemis, laissant son Prince à la merci de l'Autre, c'était presque viscéral.
Son souffle tremblant le rendait haletant et il s'arrêta à quelques pas du Prince assit, sans le regarder, tétanisé.
Ne me fait pas de mal, ne me fait pas de mal encore...
Je n'ai rien fait, depuis tous ces millénaires je me suis tenu loin de toi alors que tu es mon Dieu et que je t'aime quand même.
Je t'ai pardonné même de ne pas vouloir me comprendre ou même écouter ce que je voudrais des fois te dire et t'expliquer.
Je me suis même brûlé les ailes par punition.
Alors ne me blesse pas encore, je suis faible et las maintenant, mon corps maigre ne supportera pas tes coups.
Doucement, le Chat s'assit dans le blé, les yeux baissés sur son short vert et son top fushia, tremblant et apeuré.
Plus de rires et de chansons, il était juste un très vieil Ange terrifié.
Il sentait la Violente Colère du Prince et il savait aussi ce qui s'était passé. il n'ignorait rien de ce qui concernait les Cieux et même son Dieu ne pouvait rien faire contre ça.
Il avait entendu les deux âmes se déchirer avec Douleur.
Par égoisme du Dieu Cruel.
Mais il ne parla pas, ne voulant pas s'attirer des coups et resta là, à un mètre de cet Ange qui l'avait créé et qu'il aurait voulu comprendre, de cet Ange qui avait jadis refusé d'entendre sa détresse, juste de l'écouter lui dire combien Il l'aimait et que c'était pour cela qu'il était partit ce jour là.
Ce jour où il avait tout perdu. _________________  |
|  | | Adaniel Hane Linien Prince des Anges, Sadique en Puissance

Nombre de messages: 575 Date d'inscription: 31/08/2006
 | Sujet: Re: Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... Mer 2 Mai 2007 - 20:44 | |
| Etrangement, voir cette vieille carcasse déambulée dans les prés le calma. Ses yeux se ferlèrent et il inspira profondément. L’air s’engouffra dans ses narines et il soupira en rouvrant doucement ses paupières, sentant la présence du Chat à ses côtés.
Oui il lui en avait voulut, oui il lui encore.
Partir courir un autre que lui. Partir pour sentir son cœur vibrer dans l’attente de l’entrevoir alors que son maître, son père, son Dieu était attaqué de mille part au point d’en perdre une aile.
Oui je t’en veux. Oui je t’en voudrais toujours. Eternellement.
Et ne me prends pas pour un sot.
Pourquoi chercherais je à te comprendre alors que tu es une partie de moi. La plus grosse partie de moi qu’un être puisse porté.
Je suis toi.
Alors ne viens pas te cacher derrière des simulacres d’incompréhensions. Tu sais pourquoi je suis là, je sais pourquoi tu as fais ça.
Alors arête de trembler, arrête de me regarder avec cet air apeuré. Toi que tous appelle « Fou » ne devrais tu pas être entrain de cabrioler pour mon simple plaisir. Si tu tiens tant que ça à te racheter, pourquoi ne pas satisfaire mes simples désirs.
Tu es vraiment stupide des fois, cela m’exaspère au plus au point. Enfin…
Le vent souffle, charriant avec lui les douces mélopées et les subtiles odeurs de la campagne. Au delà, loin de là, il y a les portes.
Les Portes des Nuages.
Et au-delà il y a celui que tu attends depuis presque quelques milliards d’années. Mais est ce que lui t’attends ?
Est-ce que lui te cherche comme tu le cherche. Après tout ce n’est qu’un vampire.
Ses paumes se posèrent en arrière et il s’y appuya relevant le visage vers le ciel bleu.
Je connais la réponse, mais je veux te l’entendre dire, je veux sentir le soupçon de tristesse poindre dans ta voix.
Alors…L’as tu trouvé ? As-tu trouvé celui pour qui tu as faillit ?
L’âme de Caradd joua dans son cœur, l’appelant désespérant, le suppliant. Mais Adaniel se ferait sourd. Pour l’instant du moins.
Je vais te voir maintenant, je vais vouloir te tuer, te déchiqueter et te faire sourire pour de bon. Alors s’il te plaît.
Je t’en prie.
Laisse moi me calmer ailleurs. Laisse moi comprendre.
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|  | | Le Chat de Cheshire Ange, Premier Être Créée Par le Prince des Anges

Nombre de messages: 124 Age: 22 Date d'inscription: 27/02/2007
 | Sujet: Re: Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... Jeu 3 Mai 2007 - 9:14 | |
| Ca n'avait pas marché, encore une fois. A être trop pareils, Cheshire ne pouvait duper son Créateur.
Les tremblement de l'Ange Premier cessèrent bien vite et le Chat poussa un soupir résigné. Il pouvait toujours essayer... Mais Adaniel ne croirait jamais. Ils étaient aussi égoïstes l'un que l'autre.
Après tout le Chat était Adaniel, Adaniel était le Chat.
Son Créateur savait pertinemment que la seule chose que Cheshire regrettait de ce jour là, c'était de ne pas L'avoir trouvé... Mais cela ne voulait pas dire qu'il ne souffrait pas d'avoir trahi son Dieu.
C'était à la fois simple et complexe. A leur image.
Le question d'Adaniel ne le prit pas vraiment au dépourvu et il se laissa tomber en arrière, les bras derrière la tête, disparaissant sous les blés. Sa voix un peu rauque, un peu sinistre et triste, s'éleva de sous les épis qui ployaient doucement comme pour s'incliner devant Eux.
Tout vient à point à qui sait attendre. Et le moment approche. Il viendra. Parce qu'il sera au moins curieux...
Interieurement, Cheshire n'en était pas aussi certain qu'il le prétendait. C'était juste une manière pour lui de tenir, de se dire qu'il n'avait pas fini son errance dans ce Monde Fou, qu'il y avait encore une toute petite chance pour que Celui qu'il aimait de tout son coeur le trouve enfin.
Juste le voir, c'était son seul rêve.
Il n'avait pas besoin que son Pendant l'aime, il l'aimait pour deux. Il n'avait pas besoin qu'Il soit tendre, il le serait pour deux. Il n'avait pas besoin qu'Il le désire, il le désirait pour deux.
Le bruit d'un baillement du vieux Chat paresseux troubla le silence revenu sur la petite colline puis, brusquement, un claquement sec de mâchoire se fit entendre entre les blés et Cheshire se redressa, une musaraigne à demi passée entre ses lèvres.
Finissant de croquer la créature, l'Ange posa un regard azuré teinté de Folie sur celui qui l'avait créé, se lèchant les lèvres, assit en tailleur, seules ses épaules affleurant de la mer de blé. Distrait, il chantonna un moment une comptine ancienne de sa voix aigrelette et chargée d'alcool, semblant avoir oublié la présence d'Adaniel.
Finalement, il s'étira, félin, et le top fushia remonta jusqu'à ses aisselles avant qu''il le lisse de nouveau sur son torse malingre. Ceuillant un épis, il s'occupa à le dépieuter.
Il avait peut-être peur d'Adaniel mais il n'en faisait qu'à sa tête. Et puis, il savait très bien que le Prince avait eut besoin de le voir. Et pour qu'il se déplace en personne, sa détresse devait être grande.
Il le sentait en lui.
Finalement, le Chat se redressa souplement, semblant nager dans cette marrée d'épis bientôt entièrement dorés et il s'installa à califourchon sur les jambes de son Dieu, comme il avait pu le faire avant d'être rejetté, tête baissée.
Puis, lentement, les ailes brûlées du Chat sortirent de son dos, dévoilant le squelette calciné de ces appendices que lui avait fait son Prince. L'Ange Premier savait que son Dieu savait déjà ce qu'il avait fait.
Mais c'était autre chose de les lui dévoiler.
Jamais plus depuis leur dispute, il ne les avaient sorties devant son Prince.
Il ne pourrait plus voler, lui qui avait été amoureux du Ciel. Il s'était puni et il espérait que la vision de sa pauvre carcasse et de ce qui avait été sa fierté avant de devenir sa honte apaiserait ses tourments.
Les os grincèrent sinistrement et craquèrent sous la brise.
Puis la voix du Chat chantonna tout bas, les mains noueuses s'étaient posées sur ses propres cuisses trop maigres, sentant la chaleur des genoux de son Créateur sur sa peau nue.
Il avait envie de s'enfouir contre lui comme avant mais il se contenterait d'être assit là.
Alors ? Alors ? Pourquoi ne pas lui avoir dit ? Il pouvait comprendre. Vous pourriez le comprendre. Pourquoi vous interdire un peu de paix ?
La tête penchée sur le côté, Cheshire était pensif et il ajouta dans un souffle, cessant ses chants éternels pour laisser un peu d'Ancestrale Sagesse glisser entre ses lèvres :
Vous lui appartenez et il ne sait pas cela. Dites-le lui. Il ne peut pas deviner. Il n'a pas nos pouvoirs et son lien est trop récent. Vous le savez très bien. Apprenez-lui ce que vous êtes où il ne pourra le faire lui-même. Vous avez la chance de l'avoir, vous avez la chance d'être lié à lui. Ne la gâchez pas pour un fantasme, aussi important soit-il. Guidez-le.
Il y avait longtemps que Cheshire n'avait plus parlé avec autant de bon sens posé. depuis sa première vague de Folie en fait. Mais le Chat était tout de même l'Ange Premier, le sous estimer serait Fou.
Car il savait tout et parfois, il arrivait que la Vérité Originelle parle par sa bouche. Il suffisait de savoir l'écouter. _________________  |
|  | | Adaniel Hane Linien Prince des Anges, Sadique en Puissance

Nombre de messages: 575 Date d'inscription: 31/08/2006
 | Sujet: Re: Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... Dim 10 Juin 2007 - 19:18 | |
| C'était étrange. Vraiment. Se retrouver là, après avoir bouder comme un gamin celui qui le connaissait le mieux après l'Autre. Le chat était un peu comme un ami lointain. Une correspondance.
Des lettres partaient, volant dans le vent, perdant leur souffle, et arrivaient essoufflées, dans un enthousiasme grandissant. Elles étaient lues, dévorées avant de finir oubliées.
Chaque impression que Adaniel avait avec le Chat était cela. Un lien permanent, l'enflammant à de rares occasions et qui se perdait évasivement dans son esprit trop chamboulé.
Que crois tu Cheshire? Que je t'ai oublié? Que j'ai oublié ta traîtrise?
Je n'oublierais jamais ce que tu as fait. Ton geste est inscrit dans ma chair.
Toi la chair de ma chair.
Je suis ton Dieu.
Je suis ton Maître.
Je suis ton Prince.
Je suis ton Père.
Je suis ton Frère.
Lui..Venir. Et puis quoi encore. Vu les résonances désastreuses et paniquées qui venait des Enfers. Cela serait fort étonnant qu'il vienne.
N'as tu pas senti, toi qui te prétends lié à lui pour l'éternité. N'as pu pas sentis son âme disparaître. N'as tu pas senti son souffle s'éteindre pour renaître encore plus faiblement..Crois tu vraiment qu'il aura la force de traîner sa pauvre carcasse faiblarde jusqu'à l'entre deux rien que pour te voir mon Chaton...
Je veux te briser.
Te faire plier et te voir souffrir.
Pourquoi est ce que à chaque fois que je te vois j'ai envie de prendre ton visage dans mes mains et de t'éclater la tête par Terre jusqu'à ce que le sang gicle partout. Pourquoi je veux te voir mutilé? Pourquoi je ne peux pas m'empêcher de souhaiter ta déchéance?
Mais Adaniel avait mal. Adaniel pleurait en son coeur insensible.
Et il avait besoin de le partager avec quelqu'un qui le comprendrait, avec quelqu’un où il n'avait pas besoin de mot pour comprendre.
Le félin grimpa sur ses cuisses, et Adaniel eut un sourire en coin. Pas un sourire pervers, ni malicieux. Mais juste un sourire comme ça. Quelque chose qui lui échappa et qui marqua son contentement.
Entendre sa voix, ses sages conseils que seul un fou n'aurait pas suivit.
Puis ses ailes.
Décharnées.
Déchiquetées.
Je sais que tu as mal. Que tu as eu Mal. Que tu auras encore Mal.
Cette douleur est en toi comme elle est en moi.
Parce que je suis toi. Et que tu es Moi.
La Chair de ma Chair.
Lentement ses mains frôlèrent le dos du chat, faisant frissonner son corps entier.
Laisse moi les toucher.
Le bout de ses doigts toucha les os dégarnis. Brûlé à vif.
As tu peur de moi à ce point? Mais tu ne dois pas avoir assez peur, car tu ne t'es pas tuer pour moi. Pour que je te pardonne.
Ses mains empoignèrent les os violement. Son visage se crispa et le temps vira à l'orage. le gris du ciel s'enflamma, et les os craquèrent.
Sauvagement.
Violement.
Laisse moi t'achever en beauté.
Je t'en prie.
Ses doigts tirèrent en arrière et son visage imperturbable se plaça face à celui du Chat.
Regarde moi.
Regarde moi te tuer.
Regarde moi te remercier pour tes conseils.
Les os quittèrent la chair. Déchiquetées. Sanguinolente. Le sang coula sur leurs mains, sur leurs peaux.
Laisse moi te détruire.
Entièrement.
La première aile fut arrachée. Et les os furent jetés au loin.
Je pourrais prendre te douleur. Mais je n'ai pas envie.
Laisse moi regarder ce trou béant dans ton dos. Laisse moi en faire une deuxième.
La pluie martela le sol.
Les blés se couchèrent.
L'aile unique fut arrachée.
Tu n'es plus un ange.
Le prince se releva. Violement, le jetant au sol, écrasant son visage dans la boue. Laisse moi te dominer.
Je veux te faire hurler.
D'un violent coup de pied il le retourna sur le ventre et arracha ses guenilles.
Laisse moi te mettre à nu.
La Pluie cessa. Et disparu comme elle était apparue. Le vent s'arrêta et la chaleur revint alors que le ciel restait sombre. Je suis ton Prince. Celui que tu dois respecter. Son pied écrasa plus fort le visage et sa main se tendit au dessus du dos.
Tu ne fuiras plus cette fois.
Adaniel frappa les blessures béantes. Les faisant saigner encore plus fort. je pourrais être plus tendre. Te faire cela avec une affection presque sadique. Mais je suis ce que je suis.
Ses doigts plongèrent dans les chairs, écartelant et poussant la peau qui dégoulinait de sang. Ils s'enfoncèrent toujours plus loin.
Cherchant et tâtonnant dans ce corps squelettique.
Puis ils trouvèrent.
Un sourire sadique éclaira le visage de l'ange maître des Cieux et il tira d'un coup sec pour en faire sortir une aile ruisselante de sang, mais d'une blancheur éclatante.
J'espère que tu as souffert car ta renaissance ne fera que te détruire. je veux que tu souffre encore plus. Que la douleur irradie et t'explose la tête, que tout ton être tremble. Que tout ce qui te fais soit dilapidé sous les roches.
Je veux que tu souffres; Je veux te voir mourir.
Son autre s'enfonça profondément, frôlant les organes sans délicatesse,. le sang dégoulinait. Les gants blancs devirent rouges, sa veste de chef se teinta.
Et il tira la deuxième aile.
Voilà..Voilà.
Ne t'en prends à moi. Ne me regarde pas comme ça.
Ta punition à été levée et ta dette s'est alourdit.
Car n'oublie jamais Cheshire. Où que tu ailles. Quoi que tu fasses.
Tu seras à moi.
Toi la chair de ma chair.
Je suis ton Dieu.
Je suis ton Maître.
Je suis ton Prince.
Je suis ton Père.
Je suis ton Frère.
Je suis Toi.
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|  | | Le Chat de Cheshire Ange, Premier Être Créée Par le Prince des Anges

Nombre de messages: 124 Age: 22 Date d'inscription: 27/02/2007
 | Sujet: Re: Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... Lun 11 Juin 2007 - 9:22 | |
| Avoir mal...
Cheshire aimait souffrir, par dessus tout, plus que tout. Parce que la douleur physique calmait un temps celle de son âme éplorée.
Toi mon Autre... Je t'aime, je t'aime tellement... Je ne sais ce qui a pu t'arriver, mais je t'en prie... Juste une nuit...
Adaniel avait peut être raison mais le Chat lui donnait tord. Comment vivre s'il ne gardait pas cette idée fixe ? Qu'est ce qui me fait me réveiller alors que je voudrais mourir ?
Qu'est-ce qui fait que je tienne bon, encore et encore ?
Juste un seul être, une seule créature qui était son reflet et son complémentaire à la fois. Le seul pour qui son esprit engourdi de trop d'années et de trop de boisson s'allumait soudain comme un brasier.
Il viendra.
C'était juste un souffle, fragile, bas, à peine audible. Juste le reste d'espoir que gardait Cheshire, au plus profond de lui. Il voulait y croire, de toutes ses pathétiques forces d'Ange sénile.
Je serais à toi, un jour, juste à toi. A toi tout seul. Et je t'aimerais à m'en arracher le cœur pour te l'offrir et te demander de me le garder.
Mais la main d'Adaniel le coupa dans cette pensée qui le réconfortait. Il pouvait tout endurer, n'importe quelle douleur, il résisterait tant que son Pendant serait en vie. Même s'il lui arriver de douter.
Et tout s'effondrait.
Terrible château de cartes branlant.
Cette main... Sur ses ailes...
Le Chat en couina, d'un instant de plaisir intense. Juste sentir ses mains, sur sa chair brûlée, sur les os fragiles... J'en mourrais de plaisir, un jour.
Touches-moi encore...
L'orage gronda et Cheshire poussa un feulement.
Infiniment strident.
Ada...
Il avait mal, plus que mal, chaque os qui se brisait faisait bouillir son sang d'Ange et il sentit que ses joues ruisselaient de larmes. A moins que ce ne soit de la pluie ? Non, c'était des larmes.
Et son cri vibrant sembla presque couvrir le tonnerre.
Peu lui importait.
Tant qu'Adaniel le touchait, tant qu'il sentait ses doigts sur lui, ouvrant des plaies béantes, brisant le restant de ses ailes mutilées.
Touches-moi.
Tortures-moi.
Mais je ne mourrais pas.
Parce qu’Il n’est pas mort, parce que je veux Le voir. Même si c’était pour l’entendre me dire qu’il ne m’aimait pas, même s’il me disait qu’il n’a jamais prêté attention à ma Voix. Je lui sourirais. Toujours. Parce que je l’aime assez à moi tout seul. Je n’ai pas besoin qu’on m’aime, je n’ai pas besoin qu’Il m’aime. Même toi, Adaniel, que tu me haïsses me laisse froid.
Mais tu es quand même le seul à m’offrir autant cette sensation merveilleuse.
J’existe.
Et je souffre.
Soudain, son aile fut arrachée, laissant le sang gicler comme de l’eau et le Chat hurla à s’en briser la voix. Il en était Fou. Il était Fou.
Encore... Encore…
Mon Père… Mon Moi… Mon Dieu.
Cheshire pleurait, son visage ruisselait, maculé de boue, de larmes, de sang. Mais qu’importait.
Il ne tenta pas de fuir, il ne tenta pas de se rebeller. Au contraire, il restait là, soumis et brisé, passionnément attiré par ce Créateur qu’il avait trahi pour un Autre.
La seconde aile vola à son tour et Cheshire cracha du sang, pris de nausées, malade et sanguinolent.
Bon Dieu…
Mais il n’y avait pas de Dieu de miséricorde. Il n’y avait qu’Adaniel et sa Folie égale à la sienne. A la leur à tous.
Son corps tremblotait et les lèvres sèches du Chat de Cheshire remuèrent faiblement et un ricanement étranglé, presque un gargouillement, monta dans sa gorge encombrée de sang.
Il viendra…
Parce que s’il ne venait pas… A quoi cela servait-il de continuer ? A rien.
Il n’y aurait plus rien entre le Chat et le Néant terrible et effrayant.
Ce gouffre qui l’attendait.
Ne me trahis pas, je t’en prie, Toi.
Des mains fouillaient ses plaies et Cheshire les sentaient à peine. Il était nu dans la boue, presqu’asphyxié par la terre rendue liquide par le déluge. Respirait-il ? Lui-même l’ignorait.
Et ne voulait pas le savoir.
Les mains sanglantes de son bourreau fouillaient dans son corps même. Nul refuge pour ses secrets dans cette vieille carcasse, il irait donc les chercher jusqu’au fond…
Mais c’était merveilleusement bon.
Ada…n…iel…
La premier des aile fut trouvée et l’Ange hurla contre la Terre, s’étrangla, beugla et vagit. Mais il ne bougea pas.
Il la sentait.
Légère et fuselée, toute tremblotante dans l’air orageux, encore toute poisseuse de sang, légèrement alourdie…
Une aile.
Une vraie.
Les mains impitoyables continuèrent, élargissant le trou béant, faisant couler le sang à gros bouillons.
N’importe qui serait Mort. Ou inconscient.
Mais Cheshire respirait toujours, faiblement mais vaillamment.
Ne surtout pas mourir… Pas sas Lui, pas sans son image.
Le Chat ne criait plus, tout juste gémit-il lorsque la seconde sortit. Jumelle de la première. Comme il pouvait déjà les aimer… Elles étaient douloureuses mais rien que de sentir le vent soulever les plumes collées de sang qui coagulait doucement le rendit ivre.
Il n’osât pas les bouger. Pas encore. Même pas les regarder, s’il avait eu la force pour cela.
Adaniel avait cessé de se défouler, de le briser pourse sentir vivre aussi.
Tant de souffrance était grisant.
Nul ne résiste comme moi. Nul ne peut te divertir autant.
Adaniel, je t’aime tellement… Moins que Lui. Plus que tout pourtant.
A plat ventre dans la boue, Cheshire réussit pourtant à se remettre à quatre pattes, tout son corps tremblant comme une feuille un jour de grand vent. Et il vomit encore du Sang. Comme s’il n’en avait pas perdu assez, les blés en étaient rouges. Pathétique créature, presqu’hideuse à cause de la boue, du sang et de la souffrance, il semblait être quelque oiseau ancien et repoussant. Un voile ternissait l’éclat céleste de son regard.
Nu dans la boue… Tout sanglant… Et Elles dans son dos… Comme au Premier Jour.
L’exacte image de sa naissance aida Cheshire à basculer pour s’asseoir. Il grelottait mais avait trop chaud. Ses longues mains arachnéennes et tremblantes se tendirent entre deux quintes de toux douloureuses. Doucement, le Chat de Cheshire attrapa la main Cruelle et en approcha son visage crotté et souillé.
Une petite langue rose pointa et le Chat lapa timidement les doigts du prince, comme si c’était Adaniel qui était blessé et non lui.
Mon Père… Je t’aime tellement fort…
Le sang du Premier fut un peu lavé de cette main si puissante et Cheshire murmura, à moitié mort mais toujours en vie pourtant, sa voix rauque et brisée coupant le lourd silence apocalyptique.
M… erci…Ca… va m… ieux ?
Tendre petite voix, presqu’enfantine, un peu effrayante aussi, glauque surtout. Cheshire avait mal par-dessus tout et sa souffrance avait vibré dans l’Univers entier, jusqu’en Enfer sûrement. Mais il se sentait tellement bien… Ses yeux se fermèrent un instant. Ses ailes immaculées frissonnèrent, l’écrasant et le voûtant sous leur poids pourtant dérisoire. Elles étaient douces et chaudes, toute sales encore mais tellement belles que cela l’effrayait. Saurait-il voler sans avoir peur de tomber ? Mais il ferait connaissance avec Elles après. Il apprendrait, il réapprendrait. Il se soignerait aussi, pour ne pas que son corps si fragile le soit encore plus.
Oh mon Double, si seulement tu pouvais me voir ! Si angélique, presque fragile… Je souffre, j’ai l’impression que je pourrais mourir. Nous souffrons tous les deux maintenant, mon Amoureux d’Eternité. Mais je suis toujours là, j’espère juste que mon cri de Douleur te sera parvenu comme le Tien.
Et Cheshire se traîna jusqu’à son Dieu, sa vieille carcasse brisée mais toujours résistante. Tant bien que mal, il se lova en boule, tout agité de soubresauts, juste sur les genoux de son Maître et Père. Ses yeux restait clos et son souffle un peu sifflant était des plus irrégulier.
Mais peu lui importait, tant qu’il restait sur les genoux d’Adaniel. Tant que son Créateur se sentait mieux.
Je t’aime. A en crever, Toi dont je suis le reflet de l’âme.
Vous qui m’avez entendu, Voyez comme l’Ame du Prince des Anges est Noire et Douloureuse ! _________________  |
|  | | Adaniel Hane Linien Prince des Anges, Sadique en Puissance

Nombre de messages: 575 Date d'inscription: 31/08/2006
 | Sujet: Re: Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... Dim 15 Juil 2007 - 17:04 | |
| Il viendra. Sûrement qu’il viendra et si jamais il ne vient pas, j’irais le chercher moi-même pour le tuer. Pour faire de sa vieille carcasse un bain de sang pour que tu meurs juste après. Parce que sans lui tu ne peux pas vivre, tu ne fera que souffrir impunément. Lentement.
Mais il serait drôle de te maintenir en vie alors que son cadavre giserait sous tes yeux.
Oui cela pourrait être follement amusant….Je pourrais le faire.
Pour te voir souffrir, encore plus que maintenant, pour te voir revenu à la vie pour la perdre encore plus. Est-ce que tu te changerais en monstre. En une espèce encore inconnu.
Mais sache que si il meurt je ne ferais tout pour que tune le suive pas. N’oublis pas que la Mort nous appartient. Que sa Petite Chose est une dette qu’elle à vers nous.
Je t’empêcherais de mourir.
Adaniel n’était qu’égoïsme pur. Ce qui était à lui, n’était à personne d’autres. Des fois il les offrait sans complexes aux ténébres, des fois l’ont lui ravisait ce qui était à lui. Mais ces jouets cassé ne le mettait pas dans un état de démence.
Seule quelques rares élus pouvait se vanter de mettre le Prince hors de lui.
Mais je t’interdis de mourir comme toutes ses années j’ai insuflé dans ton corps mort ce qui te permets encore de vivre.
Hâte toi petite tortue.
Hâte toi car le Prince des Ténébres n’est pas aussi bon que moi, si je continu de te donner de moi, lui à cesser. Il a cesser de faire de ton pendant un être vivant.
Sa mort est Proche.
Les ailes immaculés pesèrent sur le corps du Chat qui gisait là nu dans la boue.
Tu es ma Chair.
Tu es ma Terre.
Il est aussi vrai que tu as raison, que j’aurias pu tout expliquer à celui qui te remplecera dans mon cœur de pierre. Mais tu sais aussi comment je suis non ?
Tu es pareil.
Egoitse, feignant. Je ne veux pas lui expliquer.
Finalement je ne le vois peut être que comme un autre. Je pensais que ce que je ressentait me changerais. Certes j’ai été boulversé.
Mais je n’ai pas évolué.
Est-ce cela l’amour ?
Et toi..Et toi..que feras tu quand tu le rencontrera hein, que feras tu ? Vas-tu changer pour lui devenu simple mortel.
Que ferez vous ?
Le Prince, debout, sourit aux doigts qui lappaient le sang, il sourit et s’accroupit pour saisir le menton du Chat et lui coller une gifle retentissante.
SI…Si je consents à te laisser partir, ta dette s’aloudira. Encore. Comment feras tu pour me rembourser. Comment feras tu pour payer.
Mais laisse moi..Car j’ai déjà une idée.
Cruelle.
Le soleil resplendit aux travers des nuages, relevant les blés mouillés, enivrant l’air d’odeur clair et fraîche.
Viens.
Viens sur moi.
Le Chat se lova contre lui, salissant son habit, maculant l’uniforme de boue. Mais ce n’est pas grave. Parce que je vais te faire souffrir encore un peu.
Tendrement Adaniel glissa ses doigts dans les plumes blanches tachées de sang, il les caressa, leur jetant des regards attendrit, et au fur et à mesure où les mains passaient le snag disparaissaient, les plaies se refermaient.
Un dernier cadeau.
Laisse moi t’offrir une dernière chose.
Tu as raison.
Je vais lui dire. Lui dire ce que je veux. Je ne veux pas qu’il devienne comme toi. Toi le sale Lâche. Je ne veux ^pas qu’il s’attache à un autre que moi.
Parce qu’il est à moi, comme tu es à moi.
Férocement ses dents se plantèrent dans la chair du Chat. Juste à la base de la gorge, sur la veine que tout vampire mord pour se nourrir. Une trace bleutée apparut, une jolie petite trace, juste sur la veine.
Mais elle ne disparaîtra jamais. Sauf quand tu auras entièrement remboursé ta dette.
Se relevant souplement, tenant le chat par les aiselles il le posa sur la terre meuble qui respirait encore la pluie.
Cheshire….Va…Va le retrouver. Trouve le et vit….
C’était étrange, si étrange de le nommer ainsi. Par son nom alors que cette créature était une partie de lui-même.
C’était comme s’appeler soi même.
Un fin sourire arqua ses lèvres alors que ses mains pressaient la taille nue, l’envellopant dans sa chaleur corporelle.
Vit….Mais quand tu l’auras trouvé. Quand tes yeux se seront posés sur lui jamais plus tu ne pourras remettre un pied ici. Je te l’interdis.
Ses doigts saisirent son menton, et il l’mebrassa brutalement, mordant ses lèvres avec fureur.
Ne pas revenir, ne pas te montrer à moi, vivre dans un ailleurs ou je n’aurias vent de vous remboursera la moitié de ce que tu dois à ton prince…..Mais sache. Que quand celui que tu aimes plus que toi-même te sera ravis….tu devras revenir. Impérativement….Revenir prés de moi. Revenir hanté le Palais….Et y demeurer à jamais. Parce que je ne te laisserais pas mourir.
Riant. Adaniel embrassa doucement, avec un amour non feint le Chat et il le poussa du haut de la colline.
Le Chat tomba.
Vol.
Etrangement sa nudité n’était plus.
Vol et Va.
Ne revient jamais.
Jamais.
Jusqu’à ce que celui que tu aimes meurs. |
|  | | Le Chat de Cheshire Ange, Premier Être Créée Par le Prince des Anges

Nombre de messages: 124 Age: 22 Date d'inscription: 27/02/2007
 | Sujet: Re: Ne Crois Pas que J'ai Besoin de Toi... Sam 4 Aoû 2007 - 21:47 | |
| La sentence était tombée, comme un couperet. Vivre à jamais alors que l'être qu'il aimait le plus au monde aurait rejoint les ombres... Pouvait-il trouver une punition plus cruelle ? Cheshire en doutait, il savait très bien ce qui se trâmait dans l'esprit de son autre lui-même, cet Ange cruel et glacial.
Son Créateur.
Le Chat nétait pas idiot, il savait parfaitement ce que cachait cette fausse permission. Cette nouvelle promesse de tortures morales et physiques à venir. Etre une part d'Adaniel n'était pas sans conséquences. Pourtant, nul regret n'entâcha son coeur qui battait furieusement dans sa poitrine trop maigre.
Même si Adaniel ne lui avait offert qu'une seule seconde de sursit pour pouvoir contempler l'être tant rêvé qui hantait ses nuits, le Premier aurait été follement heureux. Un seul regard suffisait à son bonheur.
Et il était heureux à cet instant.
Peu lui importait d'être banni de ces Cieux si bien connus. Peu lui importait de quitter tout ce qu'il connaissait, tout ce qu'il percevait comme familier à travers sa démence.
La vieille ferme en ruine... Son Ami Amnésique... Le bleu du Ciel limpide... La tendre caresse du soleil sur sa peau dénudée, l'odeur des blés encore verts sous une pluie matinale...
Les images dansaient derrière ses prunelles d'eau de pluie, sans cohérence. Juste des sensations, des sons, des odeurs...
Alors je vais devoir abandonner mon Univers ?
Soit, s'il le faut. S'Il m'aime. Puisque je L'aime.
Tu me condamnes, tu me tues, tu me déchire. Mais moi je t'aime aussi. Parce que tu m'a peut être rendu un peu de vie pour mieux me la ravir mais un seul instant avec Lui vaut tous les supplices que tu pourrais inventer.
Les bras chaud du Prince des Anges le berçaient et il ne lutta pas contre le baiser douloureux et cette morsure cruelle et indélébile dans son cou.
Il était heureux. Et triste.
Tristement heureux.
Parce qu'il avait un peu peur, maintenant au pied du mur. Et si son pendant ne voulait pas de lui ? S'il l'abandonnait à son sort ? S'il le regardait avec mépris avant de se détourner de lui qui l'aimait tant. L'amour était si fort dans ce petit corps rachitique, presque trop.
Comment pouvait-on vraiment faire du mal à une créature aussi fantasque et pitoyable que le vieux Chat ? Seul Adaniel s'y osait encore.
Sa maigre carcasse encore tremblante de la torture fut soulevée comme un fétus de paille et Cheshire ne broncha pas. Il respirait seulement avec docilité l'odeur de son Dieu, l'imprégnant quelque part dans son coeur et dans son esprit.
Parfois, j'aurais voulu que tu me serres gentiment, que tu me regarde avec douceur et que tu me berces jusqu'à ce que je m'endorme dans ton giron. Parfois, j'aurais voulu que tu me regardes avec un peu de fierté, que tu m'admires comme j'ai pu t'admirer. Que tu sois fier de moi, de ce que tu as fait de moi. Parfois, j'aurais voulu que tu sois un vrai Père aimant comme certain Ange sont capable de l'être, que tu sois un protecteur tendre et doux qui me fixerait avec indulgence et laverait mes pêchés de ton regard azuréen.
Tu as beau m'aimer, j'en aime un autre. Peut-être parce que je veux croire que lui saura combien j'ai pu me sentir seul, combien j'ai pu souffrir de ton regard si froid sur moi. Peut-être parce que je veux te rendre tout ce mal que tu as pu me faire.
Et j'y arrives parfois, tu n'as plus qu'une aile, une seule aile.
Un Demi Père.
Bien fait, tu avais qu'à compter uniquement sur toi même et pas sur ta fantasque création. Tu n'avais qu'à pas compter sur moi.
On est pareil, Adaniel. Aussi fourbes et cruels l'un que l'autre.
Tant de paroles... Le Prince ne lui avait pas parlé autant depuis des millénaires et Cheshire en soupira d'aise alors qu'il se sentait prêt à faire un bond vers l'inconnu.
Le vent s'engouffra sous ses plumes fines et Cheshire tomba un moment, incapable de se mettre à voler comme l'oisillon qui répugne à quitter le nid.
Mais l'air le porta. Il était si léger, comme une petite bulle de savon balloté par un vent violent. La sensation d'apesanteur le surpris et il jeta un regard en coin à son Créateur.
Il ne dit rien. Pas un mot d'adieu. Pas une seule marque d'amour ou de reconnaissance.
Rien.
Parce que ce n'était pas un adieu.
Le vent le portait, le ballotait et l'Ange sentait son corps sur le point d'être disloqué comme un fétu de paille. Ses ailes étaient étendues, machinalement.
Il ne vola pas. Il plâna un moment, quittant la vieille ferme et la route poussièreuse. Les meules parfumées et les campagnols.
Il ne regarda pas Adaniel, il l'avait assez vu.
Tout son esprit était tourné vers son Double, son Amoureux d'Eternité. Jamais il n'avait eut plus envie de le voir et de se blottir dans le giron de ses bras. Peu lui importait qu'il soit mortel ou immortel. Tant qu'il était Lui, cela lui allait.
Car Il saurait satisfaire son coeur éperdu d'amour.
Tant pis pour le reste.
Une éternité de souffrabce pour une seconde dans tes bras.
Oh mon amour, mon beau Chapelier, ton Chat arrive pour mettre son existence à tes pieds.
Au revoir ma Terre et mon Ciel, les terres rouges et désolées seront sûrement mon nouveau refuge. Au revoir, mon Père, je tiendrais parole. Peut-être qu'après ça, je te verrais enfin me fixer avec fierté...
Et le vol Lourd s'acheva sur la Terre aride et sanglante, le Chat roulant dans la poussière, ses ailes trop grandes pour lui étalées de part et d'autre de son pauvre corps las, faisant tel un écrin de velours pour un vulgaire caillou.
J'arrive, mon Amour...
Et je serais tient le temps qu'il faudra.
Pour une nuit comme pour mille.
Merci, Père pour cette fleur empoisonnée. (et cheshire emigra ainsi dans l'entre deux... ^^) _________________  |
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